Devant la presse invitée dans un restaurant de la place, l’Union de l’Opposition s’est exprimée sur sa participation aux prochaines élections du Président de l’Union et des Gouverneurs. Selon la coalition dirigée par l’ancien candidat aux présidentielles de 2016, Mohamed Ali Soilihi, « avoir un candidat » est une nécessité pour ‘’battre’’ l’actuel Président de l’Union, Azali Assoumani.
« Nous ne sommes pas d’accord avec la constitution de juillet 2018 et nous continuons à le faire savoir mais nous devons participer aux élections pour éjecter Azali du pouvoir », explique Ibrahim Abdourazak alias Razida, coordinateur de l’Union de l’Opposition. L’ancien cadre dirigeant de Comores Telecom a, en effet, affirmé qu’après les élections, la seule mission de l’Union de l’Opposition serait de « reconduire le pays à l’ordre constitutionnel » notamment avec un retour à la constitution de 2001 et aux accords de Fomboni. Selon Razida, le moment est venu de battre Azali et de mettre fin à tous ses agissements anticonstitutionnels.
Pour sa part Youssouf Boina, Secrétaire général de l’UPDC, considère le combat de l’Union de l’Opposition comme celui du peuple. Conscient de toutes les manœuvres probables, Youssouf Boina juge l’unité des partis de l’Union de l’Opposition comme une arme pour gagner la bataille. « Nous, Union de l’Opposition, faisons face à la politique répressive du Colonel Azali depuis plus de 2 ans. Donc nous n’allons pas baisser la garde. Il faut à tout prix avoir un candidat, avec beaucoup d’expérience, pour le battre », annonce Youssouf Boina qui dit regretter que depuis le début du régime « aucun texte ne soit respecté ».
A en croire le secrétaire général de l’UPDC le régime est « en difficulté » sur le plan international. « Le référendum de juillet dernier, la communauté international a établi que seul 21% y ont participé. Cela prouve que notre cri d’alarme a été entendu et suivi par presque 80% de la population comorienne », a-t-il étalé.
Un plan pour barrer la route à Azali ? Youssouf Boina signifie qu’on peut ne pas accepter la constitution mais participer aux élections. Ce dernier précise qu’il s’agit du meilleur plan pour battre Azali lors des élections. « Le régime pense qu’on ne doit pas y participer parce que nous jugeons ledit référendum comme une machination anticonstitutionnelle. Nous vous affirmons que ce référendum est illégal mais nous préférons avaler des couleuvres (Sibiri) pour guérir la maladie », a-t-il signifié avant de montrer que la meilleure stratégie de l’Union de l’Opposition c’est de « présenter un seul et unique candidat ».
Sans Juwa, RDC, FD et RDR ? Idi Boina explique qu’il s’agit là d’un positionnement mais que tous les partis de l’Union de l’Opposition mènent le même combat. Il précise que les autres partis qui ont quitté « temporairement » la coalition ne sont pas des adversaires. « Nos frères de combat (Juwa, RDC, FD et RDR) se sentent capables d’avoir chacun un candidat. Nous les autres pensons que l’union fera la force », souligne le représentant de la CRC en Mouvement, Idi Boina avant de mettre l’accent sur l’importance de la maturité politique du futur candidat.
Mohamed Ali Soilihi en candidat idéal pour l’Opposition ? Idi Boina dit oui. Selon lui, Mamadou a été jusque-là le leader de l’Union de l’Opposition donc « il le mérite ». « Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas encore choisi de candidat. Mais il faut savoir que Mamadou le mérite bien », a-t-il précisé. « Il est normal qu’il se présente candidat car il a su nous fédérer autour de la même cause », a-t-il poursuivi. Répondant à la question des ennuis judiciaires de Mohamed Ali Soilihi, Youssouf Boina estime qu’il s’agit d’un statut « bâtard ». Selon lui, Mohamed Ali Soilihi n’a pas perdu ses droits civiques donc « il peut être candidat ». « Mais nous connaissons tous la politique, tout ceci est fait parce qu’ils ont peur de lui », a-t-il conclu.
A.O Yazid
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