La Gazette

des Comores

Elections anticipées / Campagnard promet de remettre le pouvoir à Anjouan en 2021

Elections anticipées / Campagnard promet de remettre le pouvoir à Anjouan en 2021 © : HZK-LGDC

Le candidat Soilih Mohamed a lancé hier sa campagne par une rencontre avec la presse nationale. Cet ancien militaire promet de préparer les conditions de l’alternance de 2021 en vertu de ce même principe de la présidence tournante et le respect de la seule constitution de 2001.


La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé la campagne le 20 février. Pour ouvrir sa campagne, le candidat Soilihi Mohamed alias Campagnard a rencontré la presse nationale et expliqué le sens de sa candidature. Si Campagnard prône pour un rétablissement de l’ordre constitutionnel « démantelé » par l’actuel gouvernement, une fois élu, il va préparer les conditions de l’alternance de 2021 en vertu de ce même principe de la présidence tournante et le respect de la seule constitution de 2001 engageant toutes les parties comoriennes signataires de l’Accord de Fomboni de 2001.

 

« Le pari est difficile mais je l’ai fait en toute conscience et responsabilité. Mais à chaque étape historique de notre pays, nous devons privilégier l’intérêt suprême de la patrie. Celui-ci concerne la préservation de l’unité nationale et de la cohésion sociale, déclare Soilihi Mohamed. Le pari du président Azali et de son gouvernement de mettre en cause les institutions issues des Accords de Fomboni en ignorant la tournante anjouanaise, constitue une menace pour l’unité et la stabilité du pays ». Et lui d’ajouter que « le pouvoir doit retourner à Anjouan en 2021 sinon les problèmes vont continuer ».

 

Le colonel Campagnard s’est donné comme objectif le retour de l’ordre constitutionnel et le principe de la tournante. Il promet entre autre de réhabiliter le fonctionnement des institutions du pays, restaurer les libertés démocratiques et redonner au peuple sa souveraineté pour qu’il prenne son destin en main dans la paix, la stabilité et le consensus qui prévalait dans les pays ces 15 dernières années. « Ce sont-là, les vrais enjeux de l’élection présidentielle du 24 mars prochain. Ceux qui voudraient y voir un scrutin normal feraient fi du contexte qui a conduit à ce rendez-vous électoral anticipée et deviendraient les complices d’une situation susceptible de replonger le pays dans un nouveau cycle d’instabilité politique et institutionnel que les comoriens pensaient avoir mis fin après l’Accord de Fomboni de 2001 », avance-t-il.

 

Candidat indépendant, Soilih Mohamed va se consacrer aussi à la séparation des pouvoirs. Selon lui, aujourd’hui, on n’arrive plus à distinguer le pourvoir exécutif, le législatif et le judiciaire. « Je sais que tout ce que je viens de dire sera dit par un autre candidat. Mais il suffit de regarder le passé de tout un chacun », conclut-il. Pour sa course à l’élection présidentielle, Soilihi Mohamed va présenter prochainement ses 11 engagements pour convaincre le peuple à l’élire.

 

Mohamed Youssouf

 


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