La Gazette

des Comores

Elections anticipée 2019 / Le dépôt des candidatures se poursuit jusqu’à ce soir à minuit

Elections anticipée 2019 / Le dépôt des candidatures se poursuit jusqu’à ce soir à minuit © : HZK-LGDC

Depuis le 8 janvier dernier, le dépôt des candidatures aux élections présidentielles et gubernatoriales est ouvert. A 24 heures de la clôture, huit candidats ont déjà déposé leurs dossiers à la Cour Suprême. Six pour le président de l’Union et deux pour le gouvernorat à Ngazidja.


Les candidatures continuent d’affluer pour les élections présidentielles et des gouverneurs des îles. Après avoir convoqué le collège électoral, le président de la République avait fixé le délai de dépôt des dossiers du 08 au 23 janvier. Déjà, on enregistre huit candidatures enregistrées dont six pour la présidentielle et deux pour le scrutin du gouverneur de l’île de Ngazidja (on n’a pas encore le chiffre exacte pour Ndzouani et Mwali). Le premier à se lancer est l’ancien chef d’état-major de l’Armée, et ancien directeur de la Ma-mwé, le colonel Soilih Mohamed alias Campagnard qui brigue le palais de Beit Salam. L’avocat Me Ibrahim Mzimba lui a emboité le pas le lendemain. Lundi dernier, c’était le tour du président de la République, Azali Assoumani, de Said Larifou du parti Ridja et de l’ancien ministre Mohamed Ali Soilih leader de l’Updc et chef de l’Union de l’Opposition.

 

Ce dernier avait déclaré en fin décembre dernier qu’il ne se présentera pas aux élections anticipées de 2019. Mais selon son entourage, le candidat malheureux aux présidentielles de 2016 veut éviter la politique de la chaise vide. « Mohamed Ali Soilih est un homme politique très connu dans notre pays. Sa candidature aux élections anticipées porte sur un défi majeur à savoir le retour de la paix, la stabilité et éviter le glissement vers la dictature », déclare une source proche de son entourage.

 

Après avoir occupé plusieurs postes gouvernementaux, l’ancien vice-président et argentier de l’ancien président Ikililou a un goût inachevé dans la politique. « La fonction de chef de l’Etat est fondamentale. Mamadou a plusieurs performances en matière de développement et ce serait l’occasion de les faire savoir en tant que chef de l’Etat », poursuit-il. Notre interlocuteur s’est montré inquiet quant au déroulement des élections. « Nous savons tous qu’aucune condition légale n’a été respectée pour ces élections. Nous allons participer afin de ne pas laisser le champs libre au président Azali », dit-il. Hier mardi, c’est Bourhane Abdallah, un opérateur installé à Mayotte qui a déposé sa candidature à l’élection présidentielle suivi de Jaffar El Macelie du parti Juwa mais sous étiquette d’indépendant.

 

Hier mardi, c’est Abdou Soefo, un dirigeant du parti Radhi qui a déposé sa candidature au poste de gouverneur de l’île de Ngazidja. Juste après avoir déposé, cet ancien ministre se dit confiant quant à la décision qui va être prise par la Commission Electorale Insulaire Indépendante (CEII). « Pour moi, ma candidate ne souffre de rien. Maintenant, j’attends la validation de ma candidature et pouvoir battre campagne pour convaincre les comoriens », déclare-t-il. Abdou Soefo est un militant et dirigeant du parti Radhi mais il se présente en « indépendant ». Sitti Farouata Mhoudine, candidate de la Mouvance présidentielle a, elle aussi, fait acte de candidature pour le gouvernorat de Ngazidja. A Anjouan, c’est l’ancien gouverneur, Aniss Chamssidini qui a déjà déposé sa candidature et Daroumi, l’ancien directeur général de l’ONICOR à Mohéli. Plusieurs candidatures sont attendues ce mercredi dont celle de l’ambassadeur des Comores aux Etats Unies, Soilih Mohamed Soilih.

 

MY

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.