La Gazette

des Comores

Election présidentielle anticipée / 4 candidats blessés lors des heurts avec les forces de l’ordre

Election présidentielle anticipée / 4 candidats blessés lors des heurts avec les forces de l’ordre © : HZK-LGDC

Les candidats de l’opposition ont tenté de marcher sur la place de l’Indépendance, au départ de Mangani en passant par le grand marché de la capitale, Volovolo ce 25 mars en fin de matinée . La marche a été réprimée par les forces de l’ordre. Bilan, plusieurs blessés parmi les candidats et deux (brèves) interpellations. Dans Moroni quadrillé par les forces de l’ordre, un calme précaire régnait.


Après l’appel à la résistance du peuple comorien « face à un gouvernement illégitime et un coup d’Etat électoral caractérisé par une fraude massive », du 24 mars les candidats de l’opposition ont organisé, hier, une marche qui devait se terminer à la Place d’Indépendance de Moroni. Devaient parce plusieurs éléments des forces de l’ordre les en ont empêchés au niveau de Magoudjou. Ils avaient quitté Mangani pour rallier Hadoudja, direction Salimamoud puis Volovolo suivis par des centaines de partisans.  

C’est au niveau de Magoudjou que les choses ont donc commencé à dégénérer. L’armée a usé de balles en caoutchouc , et des jets de bombes lacrymogènes. Selon certains soutiens de la coalition de l’opposition, le candidat Said Larifou a eu moins de chance, « il aurait reçu une balle en caoutchouc dans le pied, son état nécessite une évacuation ».

 

Outre Said Larifou, il y a eu plusieurs blessés, selon le Dr Djabir Ibrahim du service des Urgences de l’hôpital El-Maarouf. « Nous avons reçu 12 blessés légers et parmi eux j’ai reconnu 3 candidats », a-t-il déclaré alors qu’il avait rejoint les journalistes au portail, parce qu’empêchés d’accéder dans l’enceinte de l’hôpital par la sécurité. Il a cité le nom de Mouigni Baraka Said Soilihi, Ali Mhadji et Me Mzimba. Ce dernier tout comme Said Larifou ont été soignés dans des cliniques privées.  

En plus de ces blessures, l’ancien chef d’Etat-major Soilihi Mohamed et le doyen de la Faculté de science, Achmet Said Mohamed ont été brièvement interpellés à la gendarmerie. Joint au téléphone en milieu de journée, le Colonel Campagnard a bien confirmé l’information.  

Peu après la manif avortée, Moroni ressemblait à une ville en état de siège. Les commerces étaient fermés, la circulation quasi-inexistante et les gendarmes positionnés dans les principaux points d’accès de la capitale. Ils étaient nombreux au niveau des ministères ou encore de l’opérateur privé de télécommunications, Telma. Durant plus de deux heures, les abonnés de l’opérateur historique (Comores Telecom) ne pouvaient ni recevoir des appels ni à en émettre, accentuant l’espèce de psychose qui planait. Les quelques citoyens qui circulaient dans des véhicules devaient montrer patte blanche. La circulation était un peu plus soutenue en début de soirée sans atteindre son rythme habituel. La tension était palpable et les gens semblaient éviter de sortir de chez eux. Dans la journée d’hier, un calme précaire et sans doute factice régnait dans la capitale comorienne. 

Fsy

 


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