Lors d’une conférence de presse qui a eu ce 18 mars à 20h00, le président en congé Azali Assoumani a dévoilé les principaux secteurs destinés à relancer l’économie si Beit-salam lui est confié de nouveau à la suite du scrutin présidentiel.
Le président candidat s’est livré à la presse ce lundi en première partie de soirée. Il a établi au cours de cette conférence de presse, les secteurs qu’il jugeait prioritaire pour relancer l’économie. En outre, il table pour cette année à une croissance estimée à 4% plus que celle de l’année qui vient de s’écouler ( 3%) Pour lui, il s’agit de la pêche et de l’exploitation des ressources halieutiques en général avec des mécanismes prévus pour en tirer un meilleur profit, de la culture de rente, notamment avec la vanille, l’ylang-ylang et le clou de girofle. « Nous avons un territoire terrestre limité et nous ne pouvons jamais entrer en concurrence avec des pays largement plus grands dans le domaine de la culture vivrière, aussi, nous préférerons maximiser nos efforts pour la culture de rente avec une transformation sur place, ce qui générera une création d’emplois et la création du label Comores ». Enfin pour ce qui est du tourisme, Azali Assoumani n’a pas manqué de souligner la beauté de nos sites et le début de la relance de ce secteur avec le Groupe Armada qui va construire un hôtel sur le site dénommé Galawa, situé dans le nord de l’île de la Grande-Comore. « Nous avons également pris des contacts avec des groupes importants tels que Accor ou le Club Med, qui ont accepté de venir mener des missions de prospection », a-t-il fait valoir.
Il n’a pas manqué de souligner qu’une privatisation des sociétés d’Etat qui sont gérées de manière peu efficace et où l’immobilisme constitue la règle était à l’étude. Parlant du cas Comores Telecom, il a insisté sur l’importance qu’il y avait d’ouvrir son capital au lieu de faire venir un concurrent. C’est de l’histoire passée, a-t-il assuré et au nom de la continuité de l’Etat, il fallait poursuivre le processus en ce qui concerne Telma. Ainsi, pour la Sonelec, Comores Telecom, la Société Comorienne des Hydrocarbures nous allons à l’avenir procéder à une ouverture de leur capitale.
La question du pétrole s’est également invitée lors de cette conférence de presse. Se refusant de donner de plus amples détails concernant son exploration et son exploitation, (affaire étatique). Pour autant, il a assuré « que la prospection donnait lieu à beaucoup d’espoirs ; je préfère capitaliser sur les ressources humaines qui pourront exploiter cet hydrocarbure en ayant à cœur les intérêts supérieurs de la nation ». Plus tard au cours de la conférence, il a lâché « dans 25 ans peut être, l’exploitation pétrolière débutera ».
Concernant la grâce présidentielle qui se murmurait depuis plusieurs semaines, Azali a démenti catégoriquement « avoir reçu un courrier de demande de grâce ». Il a par la suite appuyé son propos en disant « qu’il n’était pas possible pour les auteurs des faits aussi graves tels que les complots contre la sûreté de l’Etat ou la mutilation de main d’un gendarme, soient graciés un mois après le prononcé des peines, ce n’est pas la conception que je me fais de la justice ». Mais il n’exclue pas cependant, d’organiser s’il est réélu, une grande conférence nationale « durant laquelle ces questions seront évoquées ainsi que celles concernant les comoriens en exil, à l’image du Colonel Mohamed Bacar, ancien président de l’île d’Anjouan ».
Pour ce qui est des soupçons de fraude électorale, Azali Assoumani les a balayés d’un revers de la main. Il a fait état de la présence de missions d’observation sur le territoire national. « Il n’y a aucune fraude qui se prépare, et si c’est notre slogan qui est incriminé ( KO debout) , il ne reste qu’un slogan. Et puis il faudrait savoir que contrairement aux autres scrutins, la présidentielle du 24 mars comporte deux tours (avant le référendum, il y avait une primaire et une élection générale) et il est tout à fait probable que nous l’emportions dès le premier tour sans bien sûr avoir recours à la triche, le 24 mars apportera les preuves qu’il faut ».
Concernant l’usage des biens publics dans la campagne électorale, il s’est dit ouvert à un audit des fonds de sa campagne « en attendant une loi pour le financement des partis et des campagnes électorales pour plus de transparence ».
Fsy
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