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Election présidentielle anticipée / Le retour à la constitution de 2001, un argument de campagne vendeur ?

Election présidentielle anticipée / Le retour à la constitution de 2001, un argument de campagne vendeur ? © : HZK-LGDC

Nombreux sont les prétendants à la magistrature suprême qui font valoir qu’une fois au Palais présidentiel de Beit Salam, il y aura un retour à l’Ordre constitutionnel de 2001. Un argument de campagne qu’ils comptent utiliser pour courtiser l’électorat anjouanais et mohélien principalement mais aussi grand-comorien. Reste à savoir si cet argument ne relève pas de la pure démagogie.


Depuis hier, les candidats à la présidence de l’Union ou aux postes de gouverneurs peuvent  postuler à la Cour suprême ou dans les Commissions Electorales Insulaires Indépendantes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le retour à l’ordre constitutionnel de 2001 sera un argument de vente de plusieurs prétendants. Histoire sans doute, de séduire l’électorat anjouanais et mohélien qui pourrait s’estimer « grugé » par la constitution du 30 juillet 2018.  Un mandat unique de 5 ans  pour chaque île, donc.

 

Lors de la dernière conférence de l’Union de l’opposition, le 25 décembre dernier, les différents intervenants parmi les lesquels, Ibrahim Abdourazak, un des responsables du parti a argué que le principal combat contre l’actuel président est motivé par le retour à l’ordre constitutionnel de 2001. Ils ne reconnaissent pas la nouvelle loi fondamentale, mais participent aux élections prochaines, qui sont une de ses conséquences afin de la saborder, s’ils remportent les élections.

 

Le candidat Salim Saandi n’est pas en reste. Lors de la conférence de presse qui a officialisé sa candidature à la magistrature suprême, (il est d’ailleurs le premier à s’être positionné), le président du parti Al-Qamar, a martelé que son principal objectif est « aussi » le retour à la constitution issue de l’Accord de Fomboni de 2001. Et remettra le flambeau à un enfant de l’île d’Anjouan en 2021.

 

Même son de cloche chez Bourhane Abdallah, cet entrepreneur vivant à Mayotte et qui a officialisé sa candidature, ce 07 janvier. S’adressant aux comoriens et à ses probables électeurs, il a fait valoir comme Salim Saandi avant lui, le retour à la constitution sus-citée, en cas de victoire.

 

Autre probable candidat, le Colonel Soilihi Mohamed, ancien chef d’Etat-major de l’armée, plus connu sous le surnom de Campagnard. Celui-ci qui devrait annoncer sa participation à la prochaine course électorale, aurait, selon quelques indiscrétions, annoncé « qu’il voulait le pouvoir dans l’unique but d’apaiser le pays ». Il aurait toujours, selon un cadre de la ville de Mitsamihuli, qui a assisté à une réunion avec l’ancien officier, affirmé que deux républiques, trouvaient grâce à ses yeux : celles de 1978 et celle de 2001 ». Celle de 2001 permettant une alternance.

 

Un mouvement qui reprend le même argumentaire à peu près a vu le jour récemment. Le Fudaf 2001 (Front Uni pour la Défense des Accords de Fomboni 2001), dans le même élan, est viscéralement attaché à la constitution de 2001. Composé essentiellement, de comoriens issus de l’île d’Anjouan, l’on comprend à travers la lecture du communiqué en date du 31 décembre, que le FUdaf 2001 soutiendra le candidat qui promettra le retour à l’ordre constitutionnel de 2001. Le moins que l’on puisse dire est que ce mouvement aura l’embarras du choix. Surtout qu’il risque d’y avoir encore plus de candidats qui reprendront « cet argument de vente ». Le tout est de savoir si ces présidentiables sont sincères ou comptent faillir à leur promesse, une fois Beit Salam conquis avec un autre « argument de vente » qui ne souffre, lui d’aucun doute ou presque : «  les promesses  des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent »

 

Fsy

 


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