La section administrative de la Cour suprême statuant en matière électorale a rendu publique la liste définitive des candidats autorisés à la prochaine présidentielle. Sans surprise, Ibrahim Mohamed Soulé du Juwa et Mohamed Ali Soilih de l’Updc ont été écartés de l’échéance électorale. Comme souvent, les cartes du jeu politique devront être rebattues à la toute dernière minute.
La section administrative de la Cour suprême statuant en matière électorale, a rendu son arrêt définitif le 09 février dernier, qui est, rappelons le, sans possibilité de recours. Des 20 candidats initialement déclarés pour la course présidentielle, elle n’en aura retenu que 13.
13 candidats autorisés pour la conquête de Beit Salam. Et deux candidats de poids en moins. La rue sur ce coup-ci a eu raison ; leur éviction était dans toutes les bouches ces derniers temps. Ainsi, celui qui a été investi par le principal parti d’opposition, le Juwa, Ibrahim Mohamed soulé a été éliminé de la course. La requête introduite par un membre éminent de la formation politique a reçu l’oreille attentive de la haute juridiction. En effet, Said Jaffar El-Macelie reprochait au candidat de n’avoir pas été investi par la bonne personne. Selon l’arrêt de la Cour lu par la présidente de la section administrative, Harmiat Ahmed, « (…) considérant que la lettre d’investiture du candidat Ibrahim Mohamed Soulé signée par Abdou Said, secrétaire général adjoint ne fait état d’aucun mandat autorisant ce dernier à signer ladite lettre en lieu et place de Ahmed Hassan El-Barwane, actuel secrétaire général du parti Juwa, que le candidat n’apporte pas la preuve de l’empêchement ou de l’absence du secrétaire général pour justifier sa suppléance, que dans ces conditions la candidature de Ibrahim Mohamed Soulé ne saurait être retenue ».
Mohamed Ali Soilihi, dont la candidature a été attaquée par Bourhane Abdallah (écarté définitivement de la course) a été éliminé. Le leader de l’Updc, de l’Union de l’opposition a vu sa candidature rejetée pour « dissimulation », d’une partie de son patrimoine. « Bourhane Abdallah, en appui de sa requête a versé un décret de 2011 relatif à la rémunération des membres du gouvernement et une copie des statuts d’une société à responsabilité limitée dénommée Wako Hasas ( ?) au capital de 7 milliards 365 millions et dont l’objet social porte sur la commercialisation de voitures de luxe, l’import export, le tourisme et l’hôtellerie. Que l’examen des pièces produites, révèle que sous le couvert de prête-noms, dont Nouria Aboubacar (épouse de Mamadou), Echata Minhadji et Soibirata Minhadji nées à Mbeni, des proches, et Houmadi Abdallah, ancien ministre, Mohamed Ali Soilihi a fait enregistrer en 2008 la société au service des domaines pour un montant de 220 millions à une époque où il occupait le poste de ministre des finances au vu de la déclaration contenue dans son curriculum vitae (…)». Pour la présidente de la section administrative, « la déclaration de patrimoine de Mamadou fait apparaître d’importantes omissions qui constituent une dissimulation volontaire de la consistance réelle de son patrimoine et partant, entache la véracité et la sincérité de ladite déclaration ». Raison pour laquelle, toujours selon la cour, « sa candidature est invalidée ».
En outre, il faut noter que l’ambassadeur Soilih Mohamed Soilihi, que le leader du Front démocratique, Moustoifa Said Cheikh ou encore Bourhane Abdallah, qui n’ont pas été retenus lors de la publication provisoire de la liste des candidats autorisés à briguer la magistrature suprême avaient tous introduits des recours. La section administrative les a définitivement recalés ce samedi. Un autre postulant à Beitsalam, Youssouf Boina, issu comme Mamadou de l’Updc, a lui, décidé de se retirer de la course.
Il y a 3 ans, 25 candidats guerroyaient pour se hisser au sommet de l’Etat. 3 ans plus tard, il n’y en a « que » 13.
Faiza Soulé Youssouf
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