La Gazette

des Comores

Election présidentielle anticipée / Fahmi Said Ibrahim s’explique

Election présidentielle anticipée / Fahmi Said Ibrahim s’explique © : HZK-LGDC

Fahmi Said Ibrahim est candidat à la présidence. Il l’est en tant qu’indépendant, son parti le Juwa ayant investi le député de Moroni Nord, Ibrahim Mohamed Soulé pour briguer la présidence de l’Union. C’est au cours d’une conférence de presse qu’il a livré ses explications, notamment pour cette candidature indépendante.


Fahmi Said Ibrahim fait donc partie des 20 postulants qui espèrent être retenus par la Cour suprême. C’est au cours d’une  rencontre avec la presse ce 24 janvier que l’ancien ministre a expliqué le pourquoi de son abstention à l’élection primaire organisée par son parti. « Je me dois d’expliquer aux militants du plus grand parti comorien, pourquoi j’ai choisi de ne pas me présenter à la primaire », s’est-il exclamé. Et d’ajouter, nous ne pouvons pas « fustiger les entorses à la règle commises par ceux qui nous gouvernent et faire preuve de laxisme au sein de notre formation politique qui a un devoir d’exemplarité ».

 

Pour lui, la primaire a été biaisée, les règles changeantes. Au cours de cette rencontre avec la presse, il a précisé « qu’il se pourrait que l’on me rétorque que les primaires n’étaient pas prévues par les textes régissant le parti, et pour cette raison, il aurait dû y avoir consensus  bien avant leur tenue ».

 

Selon cet avocat au barreau de Moroni, « la procédure a été viciée, ce qui explique pourquoi deux des candidats battus par Ibrahim Mohamed Soulé lors desdites primaires, ont quand même décidé de se porter candidats ». Sans le nommer, Fahmi Said Ibrahim a tenu à préciser que ce n’était pas de la faute du député de Moroni Nord. Il s’est par contre bien gardé de citer « le ou les fautifs ».

 

A la question de savoir si l’échéance à venir n’était pas assez lourde d’enjeux pour qu’ils se hasardent à éparpiller leurs voix avec 4 candidats, le candidat a répondu « qu’il n’excluait pas  qu’une solution soit trouvée entre eux », reconnaissant « que la multiplication des candidats n’était pas forcément en faveur du Juwa ».

 

L’ancien candidat de la présidentielle de 2016 s’est servi de cette tribune pour envoyer quelques piques à « ses amis », lesquels répandraient une rumeur selon laquelle, « il aurait trahi l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi » aujourd’hui en prison. « Je ne l’ai pas trahi, je lui rends visite régulièrement ; si je ne suis pas son avocat c’est parce que je ne voulais pas faire un mauvais mélange des genres, pour autant je collabore avec les conseils du président d’honneur du Juwa ».

 

 Continuant sur cette lancée, il affirmera avec force « n’être pas le candidat de Azali Assoumani, et si d’aventure ceux qui sont soupçonnés de l’être ont été reçus à Beit Salam, soyez certain que je n’en fais pas partie ». Il dira n’avoir pas vu le président, depuis la rupture  de l’alliance Crc-Juwa en 2017.

 

Fahmi Said Ibrahim a par ailleurs appelé à la mise en place d’une plateforme politique « afin de sauvegarder les intérêts du peuple comorien, le vrai souverain, et de faire en sorte que les élections soient crédibles et transparentes ».

 

Pour ce qui est du second tour, si jamais il n’y était pas admis, il promet de « soutenir le candidat qui sera choisi par le Juwa ». Fut-ce Mohamed Ali Soilihi ? Fahmi Said Ibrahim a répondu par l’affirmative, arguant qu’il s’agit aujourd’hui « d’une nouvelle configuration politique », loin de celle de 2016.

 

Fsy

 


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