Le plus jeune des candidats à la présidentielle de dimanche prochain, Achmet Said Mohamed, 43 ans, a tenu un meeting à la place Ajao, à Moroni dans la capitale fédérale, ce jeudi 21 mars. L’emblématique place a été prise d’assaut par ses militants et autres sympathisants.
Achmet Said Mohamed a tenu un meeting hier à la Place Ajao. Portée par le Mouvement Hury, la candidature d’Achmet Said Mohamed est soutenue par des étudiants de l’Université mais aussi par des cadres, des médecins, des hommes d’affaire et hommes et femmes de toutes les classes sociales ; de toutes les générations.
Sitina Omar Tamou, membre du Mouvement a pris la parole lors de grand rassemblement. « Je me retrouve sur cette estrade aujourd’hui pour rappeler au peuple comorien que le parti Hury a été créé pour porter ses espérances », a-t-elle déclaré. « Lors de nos tournées, à Anjouan notamment, ceux qui nous ont reçus jeunes comme adultes nous ont dit de dire aux habitants de la Grande-Comore qu’ils soutenaient, portaient à bout de bras la candidature du Dr Achmet ».
Lors de son intervention, Sitina Omar Tamou, a placé l’emploi des jeunes au cœur du programme du candidat qu’elle soutient. « Il y aura bien sûr la fonction publique mais nous avons surtout pensé à la création d’emplois pour les jeunes désoeuvrés, qu’ils aient suivi des études supérieures ou non car nous croyons en l’intelligence de la jeunesse comorienne, en sa vivacité et en sa persévérance ».
Plusieurs personnes se sont succédées à la tribune pour prendre la parole. Mais l’invité d’honneur, le principal acteur, Achmet Said Mohamed, vêtu d’un tee-shirt de l’équipe nationale, les Coelacanthe, portant un fez a d’emblée crié « Hury », le poing levé. « Le moment de vérité est arrivé », a-t-il crié.
Achmet Said Mohamed a eu une pensée pour Abdallah Abdou Hassani et Oubeid Mchangama Atthoumane, journalistes qui croupissent à la maison d’arrêt de Moroni depuis plus d’un mois, sans jugement « lesquels auraient aimé être avec nous en ce moment mais qui sont emprisonnés parce qu’ils ont dit la vérité ». Et à ceux qui critiquent sa supposée inexpérience politique, il leur a répondu, « il est vrai que nous ne sommes pas des politiciens mais nous enseignons la politique ». Et d’enchainer avec la démocratie, « qui a ses piliers, lesquels sont protégés par la presse ». Il a raconté par la suite « qu’une mouche se posait toujours sur la partie d’une table qui n’était pas nettoyée ; les plus avertis s’efforçaient de la désinfecter quand les autres, loin de nettoyer la table, préféraient venir à bout de la mouche ». Achmet Said Mohamed s’est posé en défenseur acharné de la liberté de la presse, du droit des journalistes à informer.
Achmet qui a préféré axer son discours sur la démocratie et ses fondements a fait savoir qu’il comptait « tout nettoyer, tout mettre à neuf, bâtir des fondations plus solides, plus sûres » et a mis en garde « ceux qui franchissaient les limites fixées par la démocratie. « Révolution », a-t-il scandé, toujours le poing levé. « Révolution, lui a-t-on répondu dans la foule.
Fsy
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
