De retour aux Comores après une tournée à l’étranger, via l’île comorienne de Mayotte, Fahmi Said Ibrahim (FSI) est accueilli par une foule de sympathisants. A Itsandra Mdjini où il est natif, le prince a montré sa reconnaissance envers tous ceux qui lui ont porté fidélité, promettant qu’il sera « le président de tous les comoriens » sans impolitesse ni insolence.
Jeudi 28 février aux environs de 10 heures, l’avion qu’a embarqué Fahmi Said Ibrahim atterrit sur le tarmac de Hahaya. Depuis l’aéroport, le cortège a mis presque 2 heures pour arriver à Itsandra Mdjini. Une attente qui n’a fatigué aucun sympathisant. Dans son 4x4 Mitsubishi Gris, accompagné d’Achirafi Said Hachim, Fahmi Said Ibrahim a salué la foule du toit de décapotable. Après une visite à la tombe d’Alhabib Omar Ben Soumeit, Fahmi s’est exprimé devant ses proches. Proche de l’ancien Rais Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le candidat aux élections anticipées de mars et avril prochain a reçu les acclamations d’un bon nombre des partisans du Juwa à l’entrée de la grande mosquée d’Itsandra où il s’est exprimé avant de prendre la route de la Corniche pour l’ouverture de son Quartier Général (QG).
Lors de son allocution, Fahmi Said Ibrahim a promis aux comoriens de ne pas être, une fois élu, un président comme tant d’autres. « Je m’engage ici devant vous que je ne serais pas un président insolent, ni un président arrogant, ni un président impoli, ni un président à manipuler la justice pour des intérêts politiques. Je ne serais pas un président d’un clan ou d’une partie de la population. Je serais le président de tous les comoriens », déclare Fahmi Said Ibrahim devant la foule. Pour le candidat malheureux aux élections présidentielles de 2016, il serait temps de tout mettre de côté, unir les îles et aller de l’avant pour le bien de la nation et de tout le peuple comorien. Sans délivrer son programma politique, il exprime sa volonté de faire en sorte que tous les comoriens se respectent, gouvernants et gouvernés.
Pour Fahmi, remettre le tour à Anjouan en 2021 est sans contestation. Ce dernier affirme qu’il ne suffit pas de se maintenir au pouvoir mais d’installer la paix et la stabilité dans toutes les îles. « Je vous jure que si vous m’accordez votre confiance, je remettrais en 2021 la tournante à Anjouan », promet FSI avant de préciser que « aucun hypocrite n’oserait prendre une promesse qu’il ne peut pas tenir devant une mosquée ». Et d’ajouter que : « Je ne suis pas parmi les hypocrites des hypocrites éduqués dans hypocrisie et qui croient que la politique c’est de l’hypocrisie ».
FSI rappelle en effet que pour bâtir un pays unitaire, chacun doit, avant de parler d’économie ou de développement, revoir son patriotisme et son amour à la nation. « L’amour de la patrie existe si chacun croit en l’unité de la nation et de son peuple », précise-t-il. Pour lui, modifier la tournante ne fait qu’installer un doute, un malentendu dans l’archipel. L’avocat démontre à la même occasion qu’aucune politique de développement n’est possible si on continue à piétiner les règles. Fahmi explique, en effet que les Comores doivent poursuivre avec le système de la tournante jusqu’en « 2031 » pour revoir et réinstaller un autre modèle de gouvernance. « Je ne suis pas de ceux qui défendent la tournante mais le système est déjà là. Nous devons alors en continuer et le changer après Mohéli », explique-t-il avant de rappeler qu’il aurait bien aimé rester au pouvoir pendant le quinquennat ou plus mais pour la paix, la stabilité et la cohésion sociale, il est prêt à donner le tour à Anjouan en 2021.
Pour finir, le prince d’Itsandra regrette le sort que subit l’ancien Rais. Selon lui, il est déplorable que celui-ci soit emprisonné pendant que son successeur circule librement. Selon Fahmi, la justice est partiale et « on ne peut qu’exprimer notre mécontentement. Raison pour laquelle nous promettons une justice équitable ».
A.O Yazid
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