Le groupe parlementaire Houbouloitoine Minal Iman a convoqué hier lundi la Commission Electorale Nationale Indépendante sur la question des partielles à Hada. L’institution en charge des élections se dit prête, mais qu’elle attend toujours la réponse du ministère en charge des élections.
La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a été convoquée hier lundi par le groupe parlementaire Houbouloitoine Minal Iman. L’ordre du jour portait sur l’élection partielle de Hada à Anjouan. La vice-présidente de la CENI a fait un tour de la situation actuelle de l’institution et montré que l’essentiel du travail a été fait. Côté matériel, la CENI se dit prête et qu’il ne reste que les bulletins et les procès verbaux. Question du budget, tout a été remis au ministère chargé des élections.
« Nous avions un délai légal de 30 jours après la délibération de la cour constitutionnelle. Et je pense que ça été respecté car nous avons remis au ministère de l’intérieur en charge des élections le travail technique et le budget pour cette élection, déclare Nadjah Allaoui, la vice-présidente de la CENI. Le 28 décembre dernier, nous avons remis tous les documents au directeur de cabinet du ministère de l’intérieur, en conformité avec l’arrêt de la haute cour».
Confrontée à un manque de budget, la CENI a été obligée de se séparer d’une partie de son personnel. Certains commissaires mis en examen par la justice ne se présentent pas au travail comme ce fut le cas du président et de son secrétaire général. Ce qui constitue un handicap pour son fonctionnement en cas de validation des résultats. « Pour la validation des candidatures et des résultats provisoires des partielles, on a besoin d’un quorum de 11 membres. Si ce quorum n’est pas atteint, on ne peut pas valider les résultats provisoires. Et là actuellement, on est loin du nombre », prévient-elle.
Déjà deux commissaires de la CENI ont vu leurs contrôles judiciaires levés comme ce fut le cas de Said Mze Dafine et d’Ahmed Zainab qui vont reprendre le travail. « Nous avons des commissaires qui étaient interpellés par la justice et remis par la suite en liberté provisoire. Mais ils ne viennent pas travailler et pourtant ils n’ont pas été interdits par le juge. S’il y a d’autres contraintes, on ne les connait pas», montre la vice-présidente de la CENI, avant de préciser que « nous les avons appelé plusieurs fois et ils ne décrochent pas. Maintenant, on va leur écrire officiellement pour demander pourquoi ils ne viennent pas. Et après s’ils répondent pas, on serait obligé de prendre une décision ».
De leur côté, les députés se disent satisfaits des réponses apportées par la CENI et ils vont jouer leur rôle de représentants de la Nation pour accélérer le processus. « On était préoccupé par cette question des partielles à Anjouan et on voulait savoir où on en est. La CENI a exposé la situation. Maintenant on va prendre les choses en main car avoir un député et un conseiller en moins, cela aura des répercussions sur l’institution », explique le député Tocha Djohar.
Mohamed Youssouf
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