La Gazette

des Comores

Education Nationale / Loutfi Attoumani, persona non grata au sein du ministère

Education Nationale / Loutfi Attoumani, persona non grata au sein du ministère © : HZK-LGDC

Suspendu le 22 novembre par le ministre Salim Mahamoud Hafi, pour fraudes et manquement au respect des règles en vigueur des examens nationaux, Loutfi Attoumani a été nommé par décret, Secrétaire Général dudit ministère par le Président de la République, 4 jours après sa sanction. Chose qui n’a pas laissé l’opinion indifférente. Touché par la décision du Président, le ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a fait état d'un probable changement quant au décret.


La nomination de l’Inspecteur Loutfi Attoumani a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Sur les réseaux sociaux, l’opinion publique n'a pas manqué de dire son "étonnement" qu’une personne sanctionnée par le ministère de l’Education nationale pour fraude et manquement au respect des règles en vigueur des examens nationaux soit reconduit au poste de secrétaire général dans la même institution, par décret présidentiel. Devant la presse, Salim Mahamoud Hafi a confié avoir été informé du changement et du nom de la personne qui allait succéder à Abdallah Djalim à la tête de son administration. «On m’a averti du changement qui allait s'opérer au secrétariat de mon ministère mais je n’avais pas le nom en tête », explique Hafi qui affirme qu’il peut « à tout moment » prendre une décision contre une personne sans connaitre son identité. « Je ne savais pas que le Loutfi en question était celui qui a été sanctionné », a tenté de se justifier le ministre de l’Education nationale.

 

Salim Mahamoud Hafi dit avoir été informé des compétences de la personne désignée mais ignorait « catégoriquement » qu’il faisait partie des personnes sanctionnées pour fraude et manquement au respect des règles en vigueur des examens nationaux. A en croire le ministre, il aurait refusé la proposition du Président de la République. Selon Hafi, Azali Assoumani exige qu’une solution soit trouvée le « plus vite possible ». « La sanction infligée aux fraudeurs est irrévocable », a assuré le ministre qui n'a pas exclu le remplacement dans les plus brefs délais de Loutfi; le dernier mot revient au chef de l'Etat. Pour le ministre, un autre décret serait en étude mais rien n’est confirmé seulement la reconnaissance de Loutfi est révoquée par toutes autorités car ce dernier n’a pas pris part au forum des secrétaires généraux d’hier.


Loutfi Attoumani, qui a perdu sa crédibilité, n'a pas sa place dans ces fonctions. Le Président Azali n’aurait donc aucune raison de le garder au secrétariat du ministère de l’éducation « ou dans toute autre institution ». Concernant un non remplacement de Loutfi Attoumani, le ministre exclut l’idée d’une probable démission de sa part. Pour lui, la démission serait la dernière solution pour montrer son mécontentement. Salim Mahamoud fait savoir qu’il y’ a plusieurs manières de travailler avec une telle personnalité. « La personne qu’on m’a envoyé pour être à la tête de l’administration est sanctionnée. Il est exclu de toute participation aux examens nationaux pendant trois ans. J’ai parlé avec le président et il en a pris acte. Pour lui, cette personne doit être remplacée », confie Salim avant de montrer que son administration n’a rien à cacher. Le ministre enfin a conclu en déclarant que tout pêché était pardonnable "et si Loutfi n’est pas remplacé, les raisons seront données".

 

A.O Yazid

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.