Moustoifa Said Cheikh a introduit une requête à la Cour suprême afin de contester le rejet de sa candidature à la prochaine présidentielle. Le motif de ce rejet est la non reconnaissance du Front démocratique par la loi sur les partis. Problème, l’Amp pourrait être dans le même bateau.
Le leader du Front Démocratique, Moustoifa Said Cheikh a attaqué la décision de la section constitutionnelle statuant en matière électorale, laquelle avait rejeté sa candidature. L’un des motifs invoqué par l’institution pour expliquer le rejet de la candidature était la non reconnaissance du Front Démocratique par la loi. Ainsi, Moustoifa Said Cheikh a expliqué « que le rejet de sa candidature est intervenu sur une base non constitutionnelle. En vertu de l’article 53 de la constitution, les critères des candidats dépendent non pas d’une appartenance à une formation politique ou pas mais des critères individuels et d’insularité ».
En outre le deuxième moyen cité par le requérant est « que le rejet de la candidature n’est pas une mesure qui sanctionne uniquement le Front Démocratique. En effet, en rejetant ma candidature, la Cour suprême, au vu des motifs, a sanctionné le parti mais elle a également sanctionné Moustoifa Said Cheikh alors que je réponds personnellement aux critères d’éligibilité.
Le rejet de la candidature du plus célèbre prisonnier politique comorien de l’époque des mercenaires, aurait en outre fâché en haut lieu. Non pas parce qu’il a passé 5 années en prison sous Abdallah, loin de là. La Cour suprême en se fondant, pour invalider la candidature de Moustoifa, sur la loi portant organisation des groupements et des partis politiques pourrait être embêtée. La raison ? Mhoudine Sitti Farouata qui brigue le gouvernorat de l’île de Ngazidja, Anissi Chamsidine qui veut être à la tête de Ndzouani et Mohamed Fazul qui veut s’auto-succéder à Mwali ont déposé leur candidature sous l’étiquette « Amp ». Amp comme Alliance de la Mouvance Présidentielle. Celle-ci, tout comme le Front Démocratique, n’est pas « reconnue » par la loi. Pour rappel, 6 formations politiques ont une existence légale : Rdc, Juwa, Crc, Radhi, Orange et Updc.
Fsy
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