Le président Azali Assoumani et Emmanuel Macron se sont entretenus au téléphone dans la journée du lundi. La présidence comorienne n’a pas encore communiqué sur le contenu des échanges entre les deux chefs d’Etat. Il a fallu attendre la réaction de l’Elysée, pour en savoir plus sur ce que les deux hommes se sont dits.
Du côté de l’Elysée, on laisse entendre que les deux chefs d’Etat ont parlé de « travailler dans un esprit d'apaisement et de confiance mutuelle » et que les discussions étaient « cordiales, ouvertes et constructives ». Les deux hommes auraient pris le temps de parler des relations et de la coopération entre deux pays et de comment « empêcher de nouveaux drames humains ».
Selon encore l’Elysée, Azali et Macron ont parlé de « réunir à brève échéance le Haut conseil paritaire franco-comorien » puis évoquer « les enjeux de sécurité et de développement ».
Aucune excuse du président Macron. L’Elysée s’était déjà contenté d’évoquer une « malheureuse blague ». Ce qui avait déjà irrité les comoriens car les milliers de morts enregistrés depuis l’instauration du visa Balladur « méritent mieux que le sarcasme et la plaisanterie» pour reprendre les termes du communiqué du gouvernement comorien daté du 3 juin dernier.
La veille de son échange avec son homologue français, le président Azali avait épinglé «l’amateurisme » du tout nouveau président Macron. « C’est la jeunesse. Il finira par comprendre l’erreur mais il faut qu’on puisse maintenant trouver des solutions ensemble », avait-il lâché.
Al-hamdi A. Hamdi
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