La Gazette

des Comores

Détention de l’ancien président Sambi: Le Juwa contre-attaque, preuves à l’appui

Détention de l’ancien président Sambi:  Le Juwa contre-attaque, preuves à l’appui © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse tenue hier jeudi à Moroni, le parti Juwa de l’ancien président Sambi en détention depuis deux ans, a divulgué des preuves pour rétablir la vérité sur l’affaire de la citoyenneté économique. L’occasion pour ce parti d’opposition de qualifier de partial le rapport parlementaire établi par l’ancien député Dhoulkamal.


Les propos tenus récemment par le chargé de la défense de la présidence de la République en même temps secrétaire général du parti CRC au pouvoir, n’ont pas laissé indifférent l’opinion publique. Le parti Juwa a regretté devant la presse ce 18 juin « l'agressivité » et « la terreur » du gouvernement Azali. Face à cette situation, le secrétaire général du parti Juwa, Ahmed Hassan El-Barwane a montré que la politique se fait à travers la rhétorique, la foi et la paix sociale. Et c’est dans ce cadre qu’il a rebondi sur le dossier de l'ancien président Sambi détenu depuis deux ans dans sa résidence de Voidjou. « Sur l'affaire dite de la citoyenneté économique, notre président d'honneur est victime d'une injustice évidente. Sur ce dossier, il n'a touché aucun sous. La procédure engage le gouverneur de la Banque Centrale des Comores, le trésor public et le ministère des finances. Et c’est seulement l'ancien chef de l’Etat qui est détenu dans cette affaire », dénonce Hassan El-Barwane.

 

Pour le député Mohamed Msaidie, il s'agit de l'œuvre de son ancien collègue le député Dhoulkamal qui a biaisé les étapes et les procédures de l'enquête parlementaire. « Ce rapport est établi dans le seul but d’enfermer Sambi en rédigeant un document à charge. Et pourtant l'enquête parlementaire n’accuse et ne disculpe personne », dit-il. Pour bien montrer qu'il s'agit d'un acte de mauvaise foi, le député à révélé d'un air espiègle que le rapport devait être soumis préalablement au parlementaire pour adoption, mais Dhoulkamal s’est permis de le remettre directement à l’ancien président de l'Assemblée Nationale Abdou Ousseine, avant d'atterrir chez le président de la République.

 

Quant au député Ibrahim Mohamed Soulé, l'ancien président Sambi est en train de moisir en détention illégale car il est enfermé par des gens qui avaient une dent contre lui. « Le rapport parlementaire partial établi par Dhoulkamal écarte les faits authentiques qui justifient l'innocence de Sambi. Nous en avons aujourd’hui toutes les preuves. Si on a retardé à les rendre publiques c’est parce qu’on avait confiance en la justice », regrette le député avant de s'appuyer sur des documents signés et cachetés par l’administration comorienne, puis la convention Lica signée par le ministre Houmed Msaidie le 23 octobre 2019. « Beaucoup de dirigeants responsables de détournements de fonds publics et soupçonnés de délits graves partent s'exiler en France. Et pourtant Sambi est rentré dans son pays de son propre gré », conclut le porte-parole du parti. Pour le parti Juwa, la justice en sortira grandie si elle dit le droit et rien que le droit dans cette affaire, dont le verdict est attendu demain samedi à la cour suprême.

 

Kamal Gamal


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.