La Gazette

des Comores

Détention de l’ancien président Sambi / L’interrogatoire n’a pas eu lieu

Détention de l’ancien président Sambi / L’interrogatoire n’a pas eu lieu © : HZK-LGDC

L’ancien président Ahmed Abdalallah Mohamed Sambi devait hier, être interrogé par le juge d'instruction. Placé en détention provisoire depuis 3 mois, Sambi n'a finalement pas été entendu. Son avocat, Me Ahamada Mahamoud, a fait annuler l'interrogatoire. L'avocat de Sambi regrette de ne toujours pas pouvoir s'entretenir seul avec son client, condition sine qua non pour défendre pleinement son client.


En détention provisoire depuis le 20 août dernier, l’ancien président de la République, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi était devant le juge, hier jeudi pour un interrogatoire qui finalement n’a pas eu lieu. Me Ahamada Mahamoud, son avocat, déplore les conditions de travail aux quelles il est soumis, empêché dit-il de s'entretenir en tête à tête avec son client. « Aujourd’hui, mon client devait être interrogé sur les faits qui lui sont reprochés. Mais étant donné qu’on n’a jamais pu discuter librement depuis son incarcération, nous avons refusé l’interrogatoire. Les conditions actuelles ne me permettent pas de bien travailler, regrette Me Ahamada Mahamoud. Si les conditions restent inchangées, l’interrogatoire n’aura pas lieu. A moins que ça soit avec un autre avocat », dira-t-il.

 

Le juge d’instruction n’a pas du tout apprécié l'annulation de l’interrogatoire. L'avocat de Sambi, lui, appelle les autorités judiciaires à changer de comportement afin qu'il puisse exercer son travail librement avec son client, comme d’autres justiciables. « On sait que le juge avait son calendrier mais s’ils veulent que le dossier évolue, qu’il retire le militaire (qui assiste à chacune de leur rencontre, ndlr) et nous laisse faire notre travail », poursuit-il.

 

Après avoir saisi les différentes instances judiciaires, Me Ahamada Mahamoud a saisi en octobre dernier, la cour suprême sur cette question, invoquant l’article 116 du code de procédure pénale. « Dans ce genre de saisine, la cour a deux mois pour se prononcer. Nous sommes à la fin du mois de novembre; on attend. S'il nous annonce que ce qui a été dit dans l’article 116 ne s’applique pas, on agira autrement ». Pour rappel, l’ancien président Sambi a été inculpé pour « corruption, détournement de deniers publics, complicité de faux et usage de faux et forfaiture » dans l'affaire dite la vente de la citoyenneté économique.

 

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