La Gazette

des Comores

Délibération provisoire des candidats retenus à la présidentielle / 4 candidats provisoirement rejetés

Délibération provisoire des candidats retenus à la présidentielle / 4 candidats provisoirement rejetés © : HZK-LGDC

La section administrative a délibéré hier concernant les 20 candidatures déposées dans le cadre de la prochaine élection présidentielle. Celle-ci a rejeté 4 candidatures. Les concernés peuvent introduire un recours pour contester la décision. Ils ont jusqu’à aujourd’hui pour le faire.


Mardi 29 janvier, la section administrative de la Cour suprême statuant en matière électorale a rendu publique, la liste provisoire des candidats retenus pour la prochaine présidentielle. Sur les 20  personnes qui avaient fait acte de candidature, 16 ont été retenues. 

 

4 postulants ont été recalés pour différents motifs. Le premier qui a été cité par la Cour est  Soilihi Zile, elle lui reproche sa qualité d’électeur. « Considérant que pour être éligible, il faut être électeur, qu’il résulte des pièces produites par le candidat, qu’il n’apporte pas la preuve de son inscription sur la liste électorale », pouvait-on lire sur l’arrêt de la Cour. Celle-ci a par ailleurs précisé que « la production d’un accusé de réception d’une prétendue requête adressée à la Commission Electorale Nationale Indépendante en date du 23 janvier 2019 n’est pas un élément de preuve pouvant lui conférer la qualité d’électeur ».

 

Autre rejet, c’est celui de Soilihi Mohamed Soilihi. Selon le verdict rendu par la haute juridiction, celui-ci a produit, « deux certificats de résidence, le premier délivré le 15 janvier 2019 par le maire de Moroni, indiquant que l’intéressé réside à Moroni Oasis, le second est établi à New-York le 22 janvier 2019 par le Chancelier de l’Ambassade, indique que Soilihi Mohamed Soilihi (…) réside aux Etats Unis depuis 2014. La section administrative estime  donc « que ces documents sont en contradiction manifeste avec les conditions prévues par l’article 53 de la constitution, lesquelles obligent le candidat à la présidence de l’Union à résider d’une manière effective et permanente sur le territoire national, au cours des douze mois précédant l’élection.

 

L’autre candidat épinglé par la Cour suprême est Bourhane Abdallah. Ce dernier a produit un certificat de résidence délivré le 05 de ce mois par le préfet de Mbadjini Sud-Ouest ». Seulement, « l’examen de ce document ne permet pas de déterminer que le candidat a résidé de manière effective et permanente sur le territoire national ». Le rejet de cette candidature a valu une énorme polémique  sur les réseaux à la Cour suprême, du fait qu’il habite à Mayotte. 

 

Enfin, il y a l’emblématique leader du Front Démocratique. Moustoifa Said Cheikh Al Idarous, puisqu’il s’agit de lui, s’est fait recaler au motif qu’il a « produit une lettre d’investiture en date du 17 janvier 2019, comportant sa seule signature, sans numéro de récépissé, en contradiction avec la loi du 21 novembre portant organisation et fonctionnement des partis et groupements politiques en Union des Comores, promulguée le 10 janvier 2014 ». En langage plus clair, le Front Démocratique ne figure pas parmi les 6 partis (Crc, Juwa, Updc, Orange, Radhi et Rdc) reconnus par la loi.

 

Les candidats recalés peuvent introduire une réclamation auprès de la section administrative de la Cour suprême statuant en matière électorale. Ce recours doit avoir lieu au plus tard aujourd’hui, à 23h59.

 

Fsy

 


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