Des certificats de mérite ont été décernés aux bénéficiaires de la formation des garde-côtes qui a duré 2 semaines. A l’occasion de la cérémonie de clôture tenue à Itsoundzou, le directeur de cabinet du chef de l’Etat chargé de la défense, a annoncé «des réformes profondes » et imminentes au sein des forces de défense et de sécurité.
Hier jeudi, la formation dont bénéficiaient les éléments de la garde-côte comorienne, a officiellement pris fin. Au total, 42 militaires se sont vus décerner des certificats. Une formation qui a été dispensée par l’armée française à travers le détachement de la légion étrangère de Mayotte que le directeur de cabinet en charge de la défense gratifie « pour son savoir-faire, sa disponibilité et sa rigueur ».
Elle comportait trois volets à savoir l’instruction sur les tirs au combat (ISTC), le combat (niveau compagnie, section, équipe) et le sauvetage au combat. « Ces acquis vous appartiennent et c’est à vous de les mettre à profit. En ce sens, c’est une chance et un atout majeur pour vous que d’avoir participé à une formation de qualité que nombreux de vos collègues vous envient certainement », a déclaré le directeur de cabinet, s’adressant aux bénéficiaires de la formation, dont 10 ont été distingués pour leurs efforts et leur persévérance.
Youssoufa Mohamed Ali ne tarira pas d’éloges à l’endroit de la coopération française, grâce à qui le programme de formation militaire a été redynamisé depuis l’arrivée de la nouvelle ambassadrice, fin 2017. Cette année, trois formations au programme au niveau local. Après les garde-côtes, la FCD et la gendarmerie en bénéficieront aussi. Fin mars, 25 gendarmes devraient mettre les voiles pour une formation de guerriers à la Réunion. En chiffre global, de 2013 à nos jours, plus de 1000 militaires comoriens ont été formés dans le cadre de ce programme.
Ces derniers temps dans le pays, les hommes en treillis sont à l'origine de nombreuses bavures. C’est dans ce contexte tendu que le directeur de cabinet chargé de la défense a, au cours de son intervention, annoncé des « réformes profondes » au sein de l’armée « dans les semaines à venir ». «Ces réformes font partie intégrante des recommandations issues des assises nationales. Ainsi, la vérité de nos engagements et de nos ambitions justifie un haut niveau d’exigence ».
En effet, le dialogue national du 5 au 12 février a recommandé, dans l’immédiat, de promouvoir l’esprit républicain au sein des Forces armées, améliorer les relations entre les hommes en tenue et la population (cours d’éducation civique), développer les relations civilo-militaires, mettre en place des journées portes ouvertes (sensibilisation, lobbying), crédibiliser l’institution militaire à l’égard de la population, entre autres recommandations.
Toufé Maecha
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