La Gazette

des Comores

Déclaration du vice président à Mrodjou / Le parti Blanc salue le courage du Vice-président Djaffar

Déclaration du vice président à Mrodjou  / Le parti Blanc salue le courage du Vice-président Djaffar © : HZK-LGDC

La sortie médiatique du vice-président Djaffar Ahmed Said continue de défrayer la chronique, notamment au sein de son propre parti, le parti Blanc. Son secrétaire général, Me Bahassane Ahmed Said a invité la presse hier pour affirmer leur soutient sans condition. Pour lui, Djaffar est un homme fort qui parle quand il faut et où il faut.


Le conférencier annonce que le parti Blanc est fier de leur leader et président d’honneur, le vice président Djaffar Ahmed Said Hassane qui « a tenu un discours historique ». C’est le sentiment exprimé hier devant la presse, par Me Bahassane Ahmed, en qualité de secrétaire général du parti. Selon lui, les propos tenus par le vice-président Djaffar sont appréciés par beaucoup de comoriens. « Une déclaration partagée par une large frange de la classe politique », a-t-il ajouté.

 

Me Bahassane persiste et signe que Djaffar « est vice président » qu’il le restera « jusqu’à la fin de son mandat ». Surtout qu’il n’a aucune intention de démissionner », affirme-t-il, en rappelant qu’au cours des assises nationales, le vice-président a bien participé aux travaux notamment dans les thématiques économiques. Cela montre qu’il se préoccupe plus du développement du pays que de la politique. Toutefois, « aller aux élections sans la cour constitutionnelle, c’est une erreur fondamentale », affirme le secrétaire général du parti Blanc, en lui donnant raison puisque c’est un homme de droit. «S’il se prononce dans ce sens, c’est parce qu’il sait de quoi il parle ».

 

Par rapport aux critiques exprimées par l’autre tendance du parti Blanc lors d’une conférence de presse pour désavouer le vice-président Djaffar, le secrétaire général estime que « ce sont des gens qui veulent garder leurs postes dans les différentes administrations de l’État. Certains d’entre eux, m’ont appelé pour me demander de les comprendre… », déplore-t-il. D’après lui, il n’est pas question pour l’instant de les exclure du parti ou les sanctionner. « Ce qui est important c'est l’avenir du pays ».

 

Interrogé sur l’absence du vice-président Djaffar au conseil des ministres d’hier mercredi, Me Bahassane répond qu’il est « fatigué, et son médecin lui a prescrit un repos de quelques jours ». Et de révéler à la presse qu’il ne cesse de recevoir « des menaces verbales ». Mais Me Bahassane considère surtout comme dangereuse la déclaration des deux autres vice-présidents Moustoidrane et Chabhane, qualifiant de « super trahison » la prise de position de Djaffar et comparant ce dernier à Andrés Escoba ancien footballeur colombien assassiné pour avoir fait perdre son équipe au Mondial 1994.

 

Ibnou M. Abdou

 


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