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des Comores

Décentralisation /Mikowani 2030, une vision nationale sur les communes

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Décentralisation /Mikowani 2030, une vision nationale sur les communes © : HZK-LGDC

Le gouvernement par l'entremise du ministère de l'intérieur lance une série des consultations des acteurs de la décentralisation. La finalité serait de doter le pays d'une stratégie nationale sur la décentralisation dont le document est dénommé « Mikowani 2030 ».


Ngazidja donne le top départ d'une série de consultations des parties prenantes de la décentralisation. Les acteurs de la décentralisation de l'île en conclave depuis hier mercredi pour pondre deux documents – Mikowani 2030 – l'autre un recueil des textes législatifs et réglementaires censés renforcer le cadre légale de la décentralisation.

« Aujourd’hui et ce n'est un secret pour personne, nous avons élu des maires depuis 2015, mais la plupart de ces communes n'ont pas de budgets, n'ont pas de plan de développement ni plan d'action, l’État n'est pas organisé pour les accompagner, les îles chacune fait ce qu'elle peut faire » a déclaré Anzaouir Ben Alioiou directeur de cabinet du ministre de l'intérieur pour qui, c'est ce qui aurait poussé le gouvernement à doter l'État d'un document de référence.

« Cela ne signifie pas qu'on va attendre jusqu'en 2030, il y a des actions qui vont être posées pour qu’en 2030 on ait un état beaucoup plus meilleur de nos communes par rapport à aujourd'hui », a-t-il précisé.

« La décentralisation est toujours aussi nécessaire car chacun le ressent. C'est par la mobilisation commune de l'État et des collectivités locales qu’on résoudra la crise économique que travers notre pays, par le soutien des PME, à la formation des jeunes (…) c'est ensemble, État et collectivités que nous serons à la hauteur des attentes des comoriens pour relever ces défis », a indiqué Issihaka Mdahoma commissaire à la fonction publique de Ngazidja qui annonce le processus encours des transferts des compétences et le redéploiement de certains fonctionnaires vers les communes.

« La mobilisation des forces vives de nos territoires au service du redressement ne suffit pas. Car aller jusqu'au bout de la logique de la constitution de 2001, révisée en 2009, ce n'est pas seulement transférer et décentraliser. C'est d'abord échanger et partager les expériences des uns et des autres et avec ceux qui ont les grandes pratiques en amplification locale et qui ont montré la maturité et la capacité des collectivités à développer les territoires », fait-il observer.

Et de continuer : « les propositions du gouvernement en émergence d'une nouvelle réalité institutionnelle pour les Comores voulue par le président de la République seront fondatrices car elles donneront les moyens à nos communes pour jouer le rôle d'un moteur décuplé sur la scène nationale et internationale ».

Interrogé sur le fait que si ce n'est pas le document de trop. Anzaouir Ben Alioiou pense que c’est le contraire, et laisse entendre que jusqu'à nos jours notre pays ne dispose pas d'un document de stratégie nationale en matière de décentralisation administrative.

« Ce n'est pas le document de trop, c'est justement le document qui manquait. Parce qu'on adopté des lois, on a élu des autorités communales mais il manque ce cadre global qui facilite la coordination de l'action des communes, des préfets, des îles, de l'action du gouvernement. Et c'est le défi que ce document de stratégie se propose de relever », a-t-il soutenu.          

A noter qu'après Ngazidja, la semaine prochaine sera le tour d'Anjouan et de Mohéli pour continuer les mêmes consultations avant de finaliser le travail lors d’un atelier national qui va regrouper et synthétiser tous ces éléments de réflexion pour élaborer le document final de stratégique du gouvernement.

 

Maoulida Mbaé

 

 


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