Comme en 2016, le mouvement Ngo’shawo organise le débat présidentiel. Un évènement qui permet aux candidats de confronter leurs idées et leurs programmes afin de séduire le plus d’électeurs. Après Said Larifou, Fahmi Said Ibrahim et Jaffar Said El-Macelie, vendredi dernier, c’était le tour d’Ahamada Mahamoudou, Salim Saadi et Said Mohamed Achmet de répondre aux questions sur la vie quotidienne du comorien et des mesures d’urgence à imposer afin de sortir le pays de la misère.
Après un premier débat contracté entre les candidats, vendredi dernier trois candidats se sont interposés en imposant leurs idées et leurs thématiques. Pour ce qui est des enjeux économiques, Ahamada Mahamoudou, Salim Saadi et Said Mohamed Achmet présentent une vision différente. Pour le candidat du mouvement Hury, Said Mohamed Achmet, il n’est pas question de toucher les taxes douanières. Ce dernier a promis de ne pas recevoir de salaire une fois élu président. Le docteur Achmet explique que pour revaloriser l’économie nationale, il faut accroitre le PIB et mettre en place une politique de production locale notamment sur les produits de première nécessité.
Salim Saadi ne porte pas la même vision sur les taxes douanières. Le natif de Ntsoudjini, en parfait chef d’entreprise, propose une réduction des taxes pour améliorer les importations. Pour perfectionner l’économie nationale notamment en matière de lutte contre le chômage et de création d’emploi, il voit en la Banque d’investissement la solution adéquate. Ahamada Mahamoudou lui reste sur la ligne de réduction des taxes douanières. Selon l’avocat, la hausse des taxes ne facilite pas les charges des commerçants dans un contexte un peu plus général.
Reconnaissant tous les trois les défaillances dans l’éducation, les trois candidats n’ont passé du temps sur la question. L’avocat au barreau de Moroni a évoqué la tenue d’assises nationales sur l’éducation avec des spécialistes du domaine. Saalim Saadi qui promet de mettre l’accent sur l’éducation publique pour tous, regrette que depuis l’ascension à l’indépendance les bâtiments où abritent les lycées restent les mêmes. Le candidat du mouvement Al-Qamar opte pour des reformes notamment sur la formation qualitative des enseignants et une adaptation des formations universitaires aux besoins du pays. Pour Achmet, il n’est pas question de d’interdire les écoles privées. Docteur Achmet explique qu’il faut savoir mettre en place une éducation pour tous dans toutes ses formes. Outre les formations des enseignants, Achmet propose l’amélioration des conditions de vie de ses derniers et l’ouverture d’écoles professionnelles comme les lycées agricoles et de menuiserie pour orienter les études pour plus de technicités.
Tout cela dans le calme comparé au premier débat. Santé, institutions, justice et diaspora, des thématiques de bases mais si importantes pour ces candidats dits de la jeunesse. Pour le sort de la tournantes en 2021, les trois candidats se départagent la vision. Maitre Mahamoudou et Salim Saadi sont pour un retour en Anjouan en 2021 et un retour à l’ordre constitutionnel selon les accords de Fomboni. Quant à Achmet Said Mohamed, il prévoit la tenue d’une Assemblée Constituante qui sera représentative de toutes les couches sociales. Selon lui, c’est à cette dernière de présenter les réformes constitutionnelles qu’il faudrait.
A.O Yazid
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC