Lors d'une rencontre avec la presse, le directeur de la région Ngazidja des ADC, Mohamed Djaoid Saïd Youssouf, a repris le discours du président de la République prononcé le 10 août dernier, tourné sur le prochain dialogue national. Le conférencier encourage les ténors de l'opposition et les partis au pouvoir à accepter et à entreprendre le dialogue lequel peut être un moyen de corriger les erreurs du passé et repartir sur des bases saines.
A l'occasion du nouvel an musulman 1443 le 10 aout dernier, le président de la République avait annoncé la tenue prochaine d’un dialogue national, sous les auspices de l’Union Africaine, en vue de renforcer la confiance entre les acteurs politiques. C'est dans ce cadre que le directeur régional des ADC (Aéroports des Comores) Mohamed Djaoid a rencontré la presse le surlendemain dans le but de montrer l'importance du dialogue prôné par le président de la République et ses avantages sur le plan politique national et international.
« Ce dialogue est très important car si les opposants au président Azali ne veulent que le développement de ce pays, alors le moment est venu pour que chacun apporte sa contribution. Les opposants rejettent les élections anticipées de mars 2019, remettant en cause la Commission électorale (CENI) par rapport aux résultats dudit scrutin. Il est donc temps qu'ils viennent proposer des solutions concernant cette institution dont les dirigeants ont fini leur mandat. Ce dialogue prévu au mois du septembre prochain nous permettra de structurer avec les membres de l'opposition les élections présidentielles et législatives prévues en 2024 et 2025. Que ceux qui critiquent le régime acceptent ce dialogue pour enfin proposer des solutions », devait-il déclarer.
Interrogé sur la tenue de ce dialogue alors que la plupart des politiciens sont soit en exil soit derrière les barreaux, le conférencier a expliqué que le président s'est dit « ouvert au dialogue », et que ça reste à ceux qui sont en exil de prendre le chef de l'État au mot en rentrant pays. « Et s'ils se font arrêter, on pourra dans ce cas qualifier de mensongère la parole du président. Et j'en profite pour parler d’une anecdote : j'ai croisé un des membres du Dawula ya haki basé à Paris dans un restaurant à Moroni. Il s’est dit étonné du fait qu'il soit libre alors qu’il est connu parmi ceux qui manifestent contre le gouvernement », devait-il dire avant de poursuivre : « C'est notre pays à tous. L’opposition dit qu’elle n’acceptera pas ce dialogue sans la communauté internationale. Mais nous sommes assez matures pour nous parler entre nous. D'ailleurs cela plairait aux organisations internationales si nous arrivions à résoudre nos problèmes internes entre nous, entre adultes ».
Kamal Gamal
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC