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des Comores

Diplomatie internationale : Azali plaide pour la paix en Libye à travers un dialogue inclusif et souverain

Diplomatie internationale : Azali plaide pour la paix en Libye à travers un dialogue inclusif et souverain © : HZK-LGDC

Le président en exercice de l’Union Africaine pour encore une dizaine de jours, a pris part à une réunion au sommet à Brazzaville (Congo) en prélude à la conférence de réconciliation inter-libyenne prévue à la fin du mois d’avril 2024. Ce comité de haut niveau a réuni plusieurs personnalités du continent africain autour du président congolais, Denis Sassou Nguesso.


Le chef de l’Etat comorien a atterri dimanche 04 février avec sa suite à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville où il a été accueilli par le premier ministre congolais Anatole Collinet Makosso. Le président était venu participer dans la capitale congolaise à la réunion du Comité de Haut Niveau de l’Union Africaine qui cherche à établir une feuille de route avant la rencontre qui va réunir tous les protagonistes de la crise libyenne. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye vit des heures sombres qui rendent le pays presque ingouvernable.

Dans l’une de ses dernières sorties, le président en exercice de l’UA a répondu donc à l’invitation de l’inamovible Denis Sassou Nguesso au pouvoir depuis le 20e siècle. Pays naguère prospère, la Libye de celui qui se voulait le chantre des Etats-Unis d’Afrique, Mouammar Kadhafi n’est que l’ombre d’elle-même. Pris en étau par plusieurs factions, le pays se trouve aujourd’hui divisé, entre le grand Ouest où se trouve la capitale, Tripoli, gouverné par Abdelhamid Dbeibah reconnu par les puissances occidentales et l’Est qui a comme capitale Benghazi sous le commandement du maréchal Khalifa Haftar.

Le président de la république lors de son discours est revenu sur le calvaire que vivent les libyens. « La Libye est victime de l’éclatement, de la prolifération des armes et des guerres fratricides, depuis plus d’une dizaine d’année » sans toutefois, nommer la responsabilité des occidentaux notamment la France après l’intervention de 2011 pour déloger l’ancien Guide. C’est pourquoi, a poursuivi le président « Nous sommes alors réunis aujourd’hui, pour appeler de nos vœux, à un retour rapide à la paix en Libye, afin que ce pays frère puisse reprendre la place qui lui revient de droit sur la scène continentale et mondiale.

Et le président comorien de clarifier sa pensée sur les voies et moyens que les libyens devront emprunter pour parvenir à une paix durable. « La paix en Libye ne peut se faire sans une première étape de reconstruction, dont la pierre angulaire doit être la promotion d’un dialogue inclusif ; et la tenue d’élections libres et équitables, sous la supervision de l’UA et ses partenaires » a souhaité Azali Assoumani.

De son côté Denis Sassou Nguesso, Président du Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye soutient que l'UA a un rôle central, quant à la facilitation dudit dialogue. « Tous les acteurs extérieurs doivent cesser et s'abstenir de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Libye, car cela porte atteinte aux intérêts fondamentaux du Peuple libyen et à ses aspirations légitimes à la stabilité, à la paix, à la prospérité et au développement. Tous les combattants étrangers, les forces étrangères et les mercenaires doivent se retirer de la Libye, conformément aux résolutions de l'UA et aux résolutions internationales ».

C'est ainsi que les membres du comité ont salué les efforts de Denis Sassou Nguesso et son engagement inébranlable en faveur de la paix en Libye. Mais surtout la détermination de réunir plusieurs acteurs politiques et diplomatiques de nationalités différentes en vue de renforcer la démarche de réconciliation nationale et à l'organisation des élections crédibles et transparentes, afin de consolider la paix, la sécurité et la stabilité en Libye.

Outre, les présences d’Azali Assoumani et Denis Sassou Nguesso président du Comité de Haut Niveau, cette réunion de Brazzaville a été honorée de la présence du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Libye, Abdoulaye Bathily et du président du Conseil d’Etat libyen, Mohammed el-Menfi.

Imtiyaz

 

 


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