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Dialogue politique Union des Comores-Union Européenne Un dialogue « franc et constructif »

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Dialogue politique Union des Comores-Union Européenne Un dialogue « franc et constructif » © : HZK-LGDC

Pour la quatrième session du dialogue politique entre l’Union des Comores et l’Union Européenne, plusieurs sujets ont été abordés selon les parties prenantes. Allant du domaine des investissements à la pêche, en passant par les libertés d’expression, de manifestation et individuels, les deux parties ont été « franches » et les discussions semblent convaincantes.


« Nous avons eu des échanges francs et très constructifs sur la situation politique, la situation des droits de l’Homme, la situation économique et sur les perspectives et projets de coopération », affirme Jacqueline Bassa-Mazzoni, ambassadrice de France auprès de l’Union des Comores. Cette dernière dit se réjouir que les discussions aient lieu de façon aussi franche et sympathique avec les autorités comoriennes. Pour ce qui est des droits de l’Homme, la diplomate française n’a pas manqué de préciser que cela constitue une des valeurs attachées à l’Union Européenne. « On sait qu’on peut être entendu et qu’on n’a pas besoin de faire des discours tonitruants. On peut régler certains dossiers en bilatéral et attirer l’attention des autorités sur tel cas, sur la situation », explique-t-elle avant de rappeler que « la liberté de la presse, la liberté d’expression, la liberté de réunion, de manifestation sont pour l’Union Européenne, une des valeurs fondamentales ».

La volonté de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption, de respect des droits de l’Homme ont été à l’ordre du jour. L’Ambassadrice a précisé que l’UE a sollicité auprès des autorités comoriennes la transparence dans les prochaines élections législatives notamment sur la « refonte totale du code électorale. Dans le secteur de la pêche, Jacqueline Bassa-Mazzoni a affirmé que l’UE espère des avancées pour aider les Comores à lutter contre la pêche clandestine. « Les Comores font objet de convoitise, […], et nous sommes là pour aider à sécuriser les côtes et nous espérons que petit à petit les normes, les conditions seront remplies pour que les Comores puissent exporter vers l’Europe », soutient-elle.

Pour sa part l’ambassadeur de l’Union Européenne, Giovanni Di Girolamo a affirmé que la séance qui a eu lieu a été bien politique au dépend de l’accord de Cotonou qui est la base des relations entre l’UE et l’Union des Comores. Le chef de la délégation Européenne n’a pas manqué de préciser qu’il y’a entre les deux parties une différence d’opinion récente, vue de façon différente bien qu’il y’a des domaines de coopération possible. « On a des possibilités de coopération dans le domaine de la formation professionnelle, formation et renforcement du système des finances publiques et aussi une coopération pour permettre aux Comores de profiter de l’accord de partenariat économique et c’est sur ça qu’on pense qu’on peut aller de l’avant rapidement », avance le diplomate. Ce dernier n’a pas manqué de rappeler l’importance du respect des valeurs fondamentales.

Di Girolamo a démontré la nécessité de créer un climat favorable aux investissements. « Il faut créer un système qui permet d’attirer les investisseurs, assurer une certaine sécurité juridique et stimuler les investissements étrangers. Et là, je crois qu’il y a l’intérêt car le pays a le potentiel et dans ce domaine, l’accord de partenariat devrait permettre certainement une expansion économique entre l’Europe et les Comores », souligne-t-il.

Pour la partie comorienne, l’ambassadeur au cabinet du ministre des Affaires Etrangères, Mahamoud Soilihi a fait savoir que ce dialogue est d’abord un rituel entre les deux parties. Et qu’à cette occasion, un certain nombre de points relatifs à la situation politique du pays ont été analysés de manière générale. « Renforcer la coopération et gouvernance démocratique » sont les expressions fortes employées par ce diplomate comorien pour expliquer l’importance de ces échanges. M. Soilihi a affirmé que les deux parties ont échangées par rapport aux différentes libertés. « Nous avons expliqué notre position vis-à-vis de ce qui s’est passé parce que, et le référendum et les élections sont les recommandations issues des Assises de 2018. […], Nous allons poursuivre à donner des éclaircissements par rapport aux points qui leur ont semblé non convaincants », dit-il et « Le dialogue a été amorcé et les deux parties sont sorties satisfaites de cette volonté de travailler ensemble, d’échanger et d’améliorer », conclut le facilitateur de la conférence.

A.O Yazid

 


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