Le parti Radhi s’est réuni lundi dernier pour voir comment aborder le dialogue inter-comorien qui s’ouvre le 28 février prochain. Le porte parole du parti Mohamed Ahmed estime que le dialogue est indispensable pour notre pays, vu la situation politique et socio-économique actuelle.
Tout comme les partis, mouvements politiques et la société civile, on se prépare pour prendre part au dialogue national le 28 février. Après avoir répondu favorablement, le Radhi a tenu une réunion de concertation avec ses cadres et militants pour préparer ce grand rendez-vous. Le porte parole du parti Mohamed Ahmed estime que le dialogue est indispensable pour notre pays vu la situation politique et socio-économique. « Nous estimons que c’est un moment important pour le pays, dit-il. Effectivement depuis l’appel du chef de l’Etat au dialogue national, notre parti a répondu favorablement à l’appel. Il a même écrit une lettre au chef de l’Etat pour sa participation. Mais, cela ne suffit pas. Il faut qu’on se prépare concrètement. Et les partis politiques qui se respectent doivent saisir cette opportunité pour pouvoir contribuer au développement de notre pays et à l’assainissement de la vie publique ».
Le parti a examiné les thématiques proposées par le président de la République et la coordination chargée du dialogue. « Nous pensons que ces thématiques répondent aux préoccupations de la population aussi bien sur le plan politique que social. Evidemment, nous formulons nos propositions pour améliorer la situation politique et socio-économique du pays. On est convaincu qu’il y a un problème économique marqué par l’inflation galopante des denrées alimentaires. Cela est dû à de nombres difficultés liées au contexte économique mondial. Nous ne sommes pas le seul pays. Mais, il faudrait que nous aidions le gouvernement », poursuit-il.
En ce qui concerne les élections, ce dernier a rappelé que le pays a adopté une constitution et que les textes législatifs et réglementaires sont un peu en désuétude par rapport à la constitution qui été adoptée en 1918 notamment le code électoral et d’autres textes. « La première des choses c’est de mettre en conformité ces textes par rapport à la nouvelle constitution. Puis tirer les leçons des élections passées et voir comment améliorer et organiser des scrutins beaucoup plus acceptables et transparents qui seront acceptés par tous dans l’avenir », avance-t-il.
Selon lui, la structure chargée des élections notamment la CENI doit être réformée en profondeur. Parce qu’actuellement ce sont les gouverneurs, le président de l’Union et le président de l’assemblée qui désignent ses membres. « Notre parti pense que les membres de la Ceni doivent être désignés par les partis politiques. Ça contribuera à apaiser et rassurer les partis pour participer aux élections. C’est très important même l’opposition doit appuyer cette approche », souligne-t-il. Il appelle en retour ceux qui n’ont pas encore décidé de prendre part au dialogue de changer d’idée et y prendre part pour le bien du pays.
Nassuf Ben Amad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC