La coordination nationale du dialogue national est à Anjouan pour sensibiliser les autorités et les autres acteurs de la société civile ainsi que l'opposition. Nourdine Midiladji opte pour une décentralisation du dialogue dans l'intérêt de recueillir les informations générales dans tous les coins de l'île.
Lors de cette rencontre présidée par Midiladji, le coordinateur national du dialogue, Mohamed Toihiri explique le but de leur présence à Anjouan. Pour lui, ils sont à Anjouan pour rencontrer les autorités de l'île et de l'Union mais aussi la société civile pour les pousser à participer au dialogue. Il sollicite l'apport des autorités de tous bords. « Votre contribution serait de mettre en exécution le plan technique de l'organisation. Nous n'allons pas faire des meetings, c'est à vous, les politiques de le faire. Nous sommes pour des démarches scientifiques pour la bonne marche du dialogue », dit-il, avant d’ajouter que « nous sommes sous instruction. Nous devons ouvrir la porte à tout le monde. Ne politisons pas ce dialogue. La paix n'a pas de couleur, elle est pour nous tous ».
Docteur Elsadate, son adjoint a insisté sur les deux phases importantes du dialogue à savoir la phase de sensibilisation qui se termine au mois de mars et la phase du dialogue permanent. « C’est le moment de donner la parole aux citoyens pour apporter leurs contributions et trouver des résolutions notamment sur la paix, la crise économique et sociale et tous les maux qui rongent le pays », dit-elle.
Du côté des préfets, ils sont conscients et contents d'êtres consultés en premier. « Je propose d'installer à l'immédiat une coordination insulaire pour aller plus vite et pour la forme et pour le fond », suggère le préfet de Domoni. Le parti Renic de Mohamed Bacar sera-t-il invité ? À la réponse de cette interrogation, le coordinateur du dialogue est preneur et montre que le dialogue est ouvert à tout le monde et pour tout le monde. Pour Midiladji, coordinateur de l'action gouvernementale au niveau d'Anjouan souhaiterait que « le dialogue soit décentralisé, c'est-à-dire que les travaux soient faits dans les régions, communes et île avant que tout remonte au sommet. C'est dans cette manière qu'on touchera toute la population ». Pour rappel, le parti Renic de Mohamed Bacar participera au dialogue selon le préfet Ali Ahamadi d'Ouani. Le parti Juwa par contre reste toujours le fervent défenseur du tour d'Anjouan (2021). Impossible qu'il soit présent, selon des sources de la coordination du parti au niveau d'Anjouan
Nabil Jaffar
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