Une partie de l’opinion à Ndzouani botte en touche le dialogue national qui doit s’ouvrir le 28 février prochain. La finalité est connue d'avance, c’est de tuer la tournante selon les détracteurs. Mais du côté des soutiens du pouvoir, c'est une des voies du développement du pays.
Lors d'un débat tenu hier mercredi à l''ORTC, antenne d'Anjouan, l'enseignant de philosophie, Ankili Mahamoud a traîné dans la boue, les idées défendues par l'ancien ministre Rastami Mouhidine. « Si ce gouvernement pouvait au moins reconnaître leurs grandes bêtises, réconcilier les voisins (peuple) et libérer les leaders d'opinion, on aurait gagné quelque chose. On aurait gagné dans le contrat social et repartir à zéro pour un renouveau des Comores », lance-t-il. Pour Ankili Mahamoud, ce dialogue ne promet rien.
Dans les places publiques, on ne cesse de traiter de nuls, les responsables chargés de la sensibilisation de la population. « 9 sur 10 anjouanais ne sont pas au courant que le dialogue débute le 28 de ce mois », nous dit-on. Selon eux, c’est une autre forme de faire passer le temps et de mettre à terre le processus de la présidence tournante entre les îles. « Ce dialogue national va renforcer le pouvoir central et la population en sera surprise », lâche un jeune de Mutsamudu.
Pour les proches du régime, ce dialogue est une voie pour le développement des Comores. « Azali est un Messie et ce dialogue national est l’une des voies conseillées par le prophète Muhammad », montrent-ils. Le parti d'Azali ne cesse de crier haut et fort que le dialogue se fera avec ou sans l’opposition.
Ce qui est à retenir, rien n'est clair aux yeux d'une grande majorité de la population. On a juste appris lors de la dernière tournée de la coordination chargée du dialogue inter-comorien, que « il faut compléter les instances de commission nationale électorale indépendante (CENI) pour qu'aux prochaines échéances électorales tout soit impartial et accepté par la population ».
Nabil Jaffar
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