La Gazette

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Dialogue intercomorien La société civile persona non grata ?

Dialogue intercomorien  La société civile persona non grata ? © : HZK-LGDC

Le dialogue intercomorien a repris ce mardi matin dans un hôtel de la place. Des représentants de la Mouvance présidentielle, de l’opposition et de la société civile y ont pris part pour la poursuite des travaux.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont été mouvementés. Peu après les débuts des travaux autour du dialogue intercomorien, deux représentants de la société civile se sont retirés. Nadia Tourqui, membre de la 3eme voie s’est expliquée. « Le débat sur la présence de la société civile a été posée aujourd’hui (hier, ndlr). Les délégations ne se sont pas mises d’accord. Un membre de la mouvance présidentielle a clairement dit, au début, qu’il ne voulait pas de notre délégation». Cette position, à en croire, notre interlocutrice a évolué, quoique de manière étrange.

 

« Ce même membre a affirmé qu’il voulait bien de la participation au dialogue des membres de la société civile qu’il aura préalablement choisi », a-t-elle déploré. La situation sera même cocasse. « Il est même allé jusqu’à dire qu’il voulait choisir deux membres de la société civile, étant donné que c’est l’opposition qui nous a désignés », a-t-elle explicité. « Il n’y a qu’une société civile et celle-ci n’est ni de la mouvance présidentielle ni de l’opposition », a ajouté Nadia Tourqui.

 

Pour rappel, le haut représentant de l’Union africaine, Ramtane Lamamra avait préféré scinder les groupes en deux lors du début du dialogue intercomorien : un groupe qui était pour la réforme présidentielle et un autre qui était contre. La société civile, sur ce point précis, avait une convergence de vue avec l’opposition. Et Nadia Tourqui de marteler : « nous, nous estimons que soit les délégations acceptent notre présence en tant qu’entité et c’est à la société civile de s’organiser pour désigner les membres de sa délégation, soit nous considérons qu’elle n’a pas sa part dans ce dialogue auquel cas, nous nous retirerons ».

 

Raison pour laquelle, les membres de la société civile ont quitté la réunion. «Nous allons voir avec les organisations qui nous ont mandatés, leur rendre compte des discussions que nous avons eues avec les deux délégations et décider de la conduite à tenir », a-t-elle expliqué. Le dialogue intercomorien s’annonce pour le point mouvementé.

 

Faïza Soulé Youssouf

 

 


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