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Dialogue intercomorien La Mouvance présidentielle disposée à poursuivre le dialogue

Dialogue intercomorien La Mouvance présidentielle disposée à  poursuivre le dialogue © : HZK-LGDC

Un dialogue de sourds semble s’être installé entre Mouvance présidentielle et Union de l’opposition. Celle-ci vient de rompre les discussions. Pour autant, les soutiens du pouvoir ne sont pas contre une reprise des négociations du Cadre Permanent de concertation.


La mouvance présidentielle a exprimé son incompréhension face à la rupture des négociations par l’Union de l’opposition. Son secrétaire général, M’sa Mliva a mis en avant les mesures d’apaisement prises par les autorités. « L’acte du 5 mars 2010 a été abrogé, tout comme la Commission des Droits de l’homme a été rétablie », a-t-il déclaré.

 

La mésentente a surgi entre les deux délégations lors du projet de décret devant formaliser le Cadre permanent de concertation : « nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d’accord, l’Union de l’Opposition voulait qu’un membre de l’Union africaine figure dans le décret, nous avons bien entendu exprimé notre désaccord ». Mliva estime que la situation qui prévaut n’est qu’une tension quand l’autre camp parle de crise. « La présence d’un membre de l’organisation panafricaine dans le décret répondrait plus aux exigences d’une crise », a-t-il fait valoir.

 

Autre point de discorde : la présence de la société civile dans les discussions. La Mouvance présidentielle y est hostile. Elle accuse par ailleurs l’opposition d’avoir inclus au débat des points qui n’étaient pas prévus : « l’opposition a évoqué la mort du jeune Naili survenue après sa sortie de prison à Mutsamudu, elle a également évoqué la levée de l’immunité des députés, des sujets qui n’ont rien à voir avec l’ordre du jour ».

 

Pour autant, le secrétaire général de la Mouvance présidentielle a affirmé, avec force détails, le souhait « de poursuivre le dialogue » et a dit regretter le départ de l’opposition.

 

Houmed Msaidie, prenant la parole lors de cette conférence a dit ne pas être contre, que dans le cadre de l’adoption du règlement intérieur du Cadre permanent de concertation, « de prévoir le rôle de facilitateur de l’Union africaine en cas de blocage ». Mais il est inconcevable, « qu’elle se retrouve dans un décret, même elle serait contre », a-t-il asséné.

 

Concernant la participation de la société civile dans les travaux, l’ancien ministre de l’intérieur a affirmé que « même le Haut représentant de l’Union africaine, Ramtane Lamamra était opposé à sa présence ». Et a laissé entendre que sur certains points, comme la sécurisation des élections,  ils pourraient faire appel à la société civile. Le reste, à l’en croire, relève du domaine des politiques. Et de supputer que l’opposition a créé ce blocage, « dans l’espérance de faire venir Ramtane Lamamra »

 

Fsy

 

 

 

 

 

 


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