Moins de deux semaines après la mise en place du Cadre permanent de concertation, l’Union de l’opposition vient de lui tourner le dos. Les raisons évoquées sont multiples et les dissensions entre Opposition et Mouvance, insurmontables. Du moins pour la première.
C’était prévisible. L’Union de l’Opposition vient de claquer la porte du dialogue intercomorien mis en place, il y a moins d’un mois par le Haut représentant de l’Union africaine, Ramtane Lamamra. Depuis la mise en place du Cadre permanent de concertation, des dissensions entre ses principales délégations ont surgi. De toute évidence, elles ont atteint un niveau insurmontable pour l’Union de l’Opposition.
Le chef de la délégation, Youssouf Boina a expliqué la raison de la rupture du dialogue : « la Mouvance présidentielle a exprimé son refus de voir un représentant de l’Union africaine être inclus dans le décret qui devait formaliser le cadre permanent de concertation ». Il a dit ne pas comprendre ce refus alors que l’organisation panafricaine avait déjà pris part aux discussions. Le deuxième motif de l’interruption des travaux est lié à la présence de la société civile dans les négociations. « La mouvance présidentielle ne veut pas entendre parler de la participation de la société civile alors que depuis le lancement du dialogue intercomorien, elle y a pris part », a déploré le secrétaire général de l’Updc.
Par la suite, il est revenu « sur l’atmosphère délétère » qui règne en Union des Comores loin, très loin, des mesures d’apaisement prônées de part et d’autre. Notre interlocuteur est revenu sur la mort du jeune Naili, 4 jours après être sorti de prison. (voir notre édition d’hier).
Il n’a pas manqué de réagir suite à la deuxième convocation du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire dite de la levée d’immunité parlementaire visant 4 députés. « C’est du harcèlement, le gouvernement veut à tout prix les emprisonner alors que le bureau de l’Assemblée fédérale a été saisi, et la levée de l’immunité, rejetée », a-t-il martelé. Et de lâcher : « le président de la république aurait dit qu’il fallait à tout prix que la levée de l’immunité des 4 parlementaires soit effective ». Puis, faisant mine de s’interroger, il dira: « où est la séparation des pouvoirs ? »
Pour Youssouf Boina, l’abrogation par le ministre de l’intérieur de l’acte du 05 mars 2010 (voir notre édition d’hier) et le rétablissement de la Commission des droits de l’homme ne sont pas de nature à apaiser quand de l’autre côté, Radio Ngazidja est mise sous scellée avec une intervention lundi du Gipn, en plus de ce qui s’est passé aux Impôts de Ngazidja.
Fsy
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