La Gazette

des Comores

Dialogue inter-comoriens : La grand-messe s’est ouverte au Palais du peuple

Dialogue inter-comoriens :  La grand-messe s’est ouverte au Palais du peuple © : HZK-LGDC

Après un mois de concertation et de préparation, place aux travaux de cette grand-messe initiée par le chef de l’Etat. L’appel à la paix et à la cohésion sociale serait donc entendu par plus de 80 organisations de la société civile et des partis et mouvements politiques réunis au Palais du peuple depuis hier lundi 28 février. 20 jours seront consacrés à ces nouvelles assises en vue de créer, selon les organisateurs, les conditions propices d’un climat de paix et de stabilité pour conduire le pays vers un développement durable.


Le chef de l’Etat Azali Assoumani a donné hier lundi 28 février le coup d’envoi du dialogue national inter-comorien. Cet évènement qui a vu la présence des représentants de 80 partis et mouvements politiques, et d’organisations de la société civile. Un représentant de l’Union  Africaine a fait le déplacement, ainsi que les membres du gouvernement et le corps diplomatique. L’objectif affiché est de créer les conditions propices à un climat de paix, de stabilité et de sérénité, susceptibles de conduire le pays vers un développement durable et harmonieux, à travers la tenue d’un dialogue national.

Dans son mot d’ouverture, le coordinateur du dialogue national, Mohamed Toihiri a expliqué qu’au cours de la concertation, la coordination a rencontré plus 80 organisations. Les entretiens ont été enrichissants, souvent animés et rudes mais sans animosité. Toutes ces organisations sont présentes pour prendre part à ces ateliers de 20 jours. « À travers ces concertations, un constat s’impose : les comoriens ont besoin de l’encadrement et de la présence de l’Etat mais surtout ils ont besoin de paix et stabilité, c’est à cela que ce dialogue  s’impose…. C’est un processus pour éviter cette frustration, source de désarroi et de conflits, etc. Il faudrait alors créer les conditions d’un Etat stable et des bases du développement durable et de nature à susciter l’espoir des citoyens », lance-t-il dans la foulée.

L’opposition républicaine par la voix d’Oumouri Hassane n’a pas hésité à plaider en faveur d’un environnement propice à la promotion du secteur privé pour des emplois décents, la formation des cadres, le procès de tous les prisonniers ayant dépassé les délais requis pour leur jugement. « Nous exhortons que les libertés fondamentales, liberté de presse, d’expression, de manifester soient renforcées et garanties et effectives », souligne celui qui demande par ailleurs la grâce pour certains prisonniers jugés tout en proposant une thématique  de la question de la diaspora et la vie chère pour des solutions pérennes. 

De son côté, la représentante de l’Union Africaine Awa Ahmed Youssouf a montré que la présence de l’UA est significative. « Nous soutenons cette initiative du dialogue. Nous voulons la stabilité des Comores, le rapprochement des frères comoriens sans conditions préalables. Les encouragements du dialogue inclusif, des échanges sincères, constructifs et fructueux est important. Personne ne doit se sentir exclu de ce dialogue », déclare-t-elle.

Pour son mot d’ouverture, le président Azali Assouamni a exprimé son désir d’identifier avec  les organisations les divergences et partager les préoccupations, faire des critiques constructives mais aussi de proposer des solutions, aux problèmes du pays, dans le but de consolider l’unité. « J’émets, alors, le vœu ardent de voir ce nouvel espace d’échanges, qui s’ouvre aujourd’hui, nous permettre de travailler en toute sérénité, afin de cibler, rapidement, les actions politiques, institutionnelles, sociales et économiques à mettre en œuvre, pour aller de l’avant, dans l’intérêt de notre pays », souhaite-t-il. Le chef de l’Etat comprend aussi les  appels constants en faveur d’un mode de gouvernance plus efficient et de plus de transparence dans la gestion des affaires publiques. Il dit comprendre les revendications sociales, animées par une demande urgente d’amélioration des conditions de vie de la population. « Le dialogue que nous allons ouvrir, aujourd’hui, nous permettra d’anticiper ce genre de situations, mais essentiellement, d’identifier les failles dans notre mode de gouvernance et les corriger ensemble, pour pouvoir aller vers l’apaisement nécessaire au développement de notre pays », conclut-il.

Andjouza Abouheir

 


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