Le nouveau patron de la diplomatie comorienne est accusé par le JIR d’avoir fraudé à la sécurité sociale de l’île de La Réunion pendant au moins 10 ans.
Le Journal de l’Ile de La Réunion, JIR, a fait des révélations pour le moins fracassantes sur le nouveau ministre des Affaires étrangères, Dhoihir Dhoulkamal. Dans l’édition du samedi 3 octobre, le journal accuse cet ancien vice-président de l’Assemblée d’avoir indument touché des allocations sociales pendant une décennie, tout en se faisant passer pour un Mahorais. « Monsieur le ministre se palpe quelques milliers d’euros que la Sécurité sociale Réunion lui refile sans aucun contrôle depuis 2010 au moins », révèle le media.
« Notre fraudeur a longtemps assuré avec brio la présidence aux Comores d’une commission parlementaire en charge d’enquêter sur un scandale financier lié à la citoyenneté économique... Et je vous laisse faire les commentaires non sans vous avoir précisé que si l’attestation indique que les droits de l’assuré-ministre courent jusqu’en juin 2019, ces droits-CMU-RSA-ont été immédiatement renouvelés jusqu’à plus soif », poursuit sans un ton sarcastique l’éditorialiste qui a détaillé que le mis en cause a dû, pour être éligible, se faire passer pour un Mahorais « sans le sou, sans revenus ».
Ces révélations ont provoqué une onde de choc aux Comores. Les internautes appellent à la démission « immédiate » du nouveau patron de la diplomatie. De l’autre côté, les partisans du régime tentent tant bien que mal de jouer les pompiers sans pour autant y parvenir. Le porte-parole du gouvernement lui, a fait un parallèle et parle d’un deux poids, deux mesures entre l’affaire de son collègue et celle de l’actuel ministre français de l’Intérieur concernant une accusation de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance qu’il aurait commis en 2009.
« Fort heureusement à l’autre ministre on reconnaît la présomption d’innocence alors qu’il y a plainte et parties civiles mais à bon banania on ne lui reconnaît pas ce droit alors même qu’il n’y a pas eu dépôt de plainte. Ah démission quand tu nous tiens !!! », a tweeté Houmed Msaidié, le samedi. Le lendemain c’est le secrétaire général de la présidence qui a dégainé. Sounhadj Attoumane, puisqu’il s’agit de lui, a préféré s’en prendre à Florian Philippot, ancien numéro 2 du Rassemblement National, parti d’extrême droite, qui s’est offusqué que son pays la France se laisse « marcher sur les pieds » et « ruiner ».
« Monsieur [Florian Philippot], vous parlez de fraude à la CMU de la Réunion alors que celle-ci n'a ni porté plainte & ne s'est ni prononcée. Il faut donc Mr arrêter la diffusion de ragots et garder un langage mesuré lorsque l'on connaît l'origine des pieds qui sont venus enrichir la France ». La question qui revient et à laquelle les partisans n’ont pas encore répondu : comment une personne soupçonnée de fraude aux prestations sociales peut-il parler d’égal à égal avec Le Drian son homologue français ? Comment peut-il seulement prétendre négocier alors qu’il a fraudé la sécurité sociale de la puissance occupant Mayotte illégalement selon les Nations Unies et le droit comorien ? Et surtout, pourquoi aucun démenti de l’intéressé n’a été fait, et qu’attend le gouvernement pour réagir publiquement dans cette affaire ?
A.O Yazid
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