La Gazette

des Comores

Des proches de Mouigni Baraka sont favorables au dialogue national

Des proches de Mouigni Baraka sont favorables au dialogue national © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse, la RDC « tendance Mouigni Baraka » estime que ce dialogue est un appel à rompre avec le passé en vue de trouver une solution pour sortir le pays de son gouffre. Les assises se sont mal déroulées et les nombreuses crises politiques et alimentaires sont les conséquences, expliquent les conférenciers pour dire qu'en acceptant le dialogue national, des solutions peuvent être apportées et aller vers l'intérêt de la nation.


Devant la presse, c'était Mohamed Soulé, le député Oumouri, Salim et Raoul Delapeyre ancien commissaire aux finances qui ont regretté que depuis 46 ans d'indépendance, le pays continue à vivre dans l'instabilité politique. Cependant depuis 2019, les crises politiques se sont accentuées au niveau du pays à un niveau inimaginable. C'est pour trouver des solutions à ces crises à la fois politiques, sociales et alimentaires, que ces cadres du Rassemblement pour la démocratie aux Comores (RDC) proches de l’ancien gouverneur Mouigni Baraka Said Saoilihi, demandent aux hommes politiques du pays de laisser le passé derrière pour se concentrer sur le présent. « Dans tous les pays, il existe des moments difficiles, des tensions politiques et des crises de tout genre. Cependant, il est nécessaire de s'asseoir pour réfléchir pour trouver des solutions. Il faut que nos frères politiques oublient les assises car c'est certain qu’elles se sont mal déroulées. Les crises actuelles en sont la preuve. Donc il faut accepter de s'assoir avec le président de la république et discuter sur l'intérêt national », préconise Raoul Delapeyre.

Pour les conférenciers, ce pays n'appartient personne. Le bonheur d'un pays n'est pas l'œuvre d'un seul individu mais le fruit des efforts communs. C'est pour cette raison que l’ancien député Oumouri a montré à son tour sur un ton lugubre que « depuis très longtemps, le plus grand mal de ce pays est la violation de la loi commune. L'on s'entend sur une telle loi et aussitôt vient une autorité suprême pour la braver. Il faut cesser d'instrumentaliser les lois. Car, cette habitude ne permet pas aux investisseurs d'investir dans le pays car ils se demandent sur la base de quoi ils le font». Ce dernier demande aux ministres de l'économie et des finances de faire des bilans basés sur des indicateurs qui permettent le développement du pays. Et dire que ces indicateurs se focalisent sur le taux de chômage et indiquent les paramètres importants pour créer des emplois.

Quant à Mohamed Soulé, il s'est focalisé sur la crise économique qui frappe le pays ces derniers temps. Il a rappelé que la Covid-19 a bouleversé les économies mondiales sur deux paramètres importants à savoir le choc de la demande et de l’'offre. Il sollicite l’intervention de la banque centrale des Comores par une baisse de ses taux d’intérêt pour permettre aux banques commerciales de souffler.

Kamal Gamal

 

 


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