L’Union de l’opposition avait organisé à l’occasion de la fête nationale du 6 juillet une célébration dans la ville de Ntsoudjini, chef-lieu de la région d’Itsandra. Un évènement aussitôt boycotté par les forces de l’ordre. Devant la presse, des cadres, notables et oulémas de la région disent condamner cette manifestation et accusent les organisateurs d’avoir défié l’autorité de l’Etat.
Réunis en point de presse, des cadres et notables de la région Itsandra–Hamanvou se sont exprimés suite aux agissements qui ont lieu à la ville de Ntsoudjini le 6 juillet dernier. A cette occasion, les conférenciers disent condamner « fermement » cette célébration qui a causé des graves conséquences à la région et la ville de Ntsoudjini. Ne voulant pas cacher leur déception, les conférenciers ont promis de protéger la paix dans l’archipel. « Nous sommes une des régions les plus prestigieuses de l’archipel car plusieurs institutions de l’Etat y sont construites », lance d’emblée le ministre de la justice, Mohamed Ousseine Djamallialaili. Revenant sur les faits, le garde des sceaux s’est indigné des actes qui se sont produits à Ntsoudjini, chef-lieu de la région. « Des actes de déstabilisation ont été perpétrés par des cadres politique du pays et pas seulement dans le Itsandra car ces derniers ont tenu un set-in à Genève », rappelle celui qui précise que « cette déstabilisation aurait pu causer des dégâts immenses ».
Mohamed Ousseine trouve dommage que ça soit un enfant de la région qui a été à la tête de ce mouvement. « Pourquoi c’est Mouigni Baraka de Ntsoudjini et non Moustoifa Said Cheikh dans sa cour à Itsandra ou Ahmed Hassane El-Barwane à Moroni ? », se demande le ministre de la justice. Dans son intervention, Mohamed Ousseine rassure le pouvoir en place que « en aucun moment, la région d’Itsandra ne cautionnera que des tels actes se reproduisent sur leur sol ».
Pour sa part, le préfet d’Itsandra-Hamanvou regrette que « les mesures prises par les autorités ne soient pas respectées par l’opposition ». Indigné, Said Djaé salue le professionnalisme des forces de l’ordre et les cadres de la région ont su garder leur sang-froid en privilégiant la paix, la stabilité et la sécurité dans la région. « Ils (les opposants) ne voulaient que faire du mal à la région d’Itsandra-Hamanvou, lance-t-il. Notre région ne laissera personne s’incruster au risque de mettre la paix et la sécurité du pays en péril ».
En sa qualité de jeune cadre de la région, Faiçoil Mohamed Djitihadi rappelle que cette célébration qui est la suite logique du mandat signé précédemment par Mouigni Baraka Said Soilihi est un défi à l’autorité nationale. « Ces opposants se sont convertis en rebelles et ont défié l’autorité nationale », précise-t-il. Pour cet ancien juge, « il y a eu manipulation depuis l’extérieur ». « Ce sont des actes graves, une infraction contre l’autorité de l’Etat », poursuit-il. Pour l’ensemble des conférenciers, il est temps que ces fugitifs paient de leurs actes car » l’Itsandra ne cautionne pas ce genre d’agissements ».
A.O Yazid
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