Le porte-parole de la présidence, Mohamed Issimaila, a tenu une conférence de presse ce jeudi. Elle portait sur deux points : l’importance de la concorde dans le pays vu la situation qui a prévalu à Anjouan ces dernières semaines et nos relations avec l’Union européenne.
Silencieux depuis plusieurs mois, Mohamed Issimaila a tenu une conférence de presse ce jeudi à Beit Salam. Deux points ont été à l’ordre du jour: la situation à Anjouan après l’insurrection armée à la médina il y a 15 jours et les relations diplomatiques du pays avec l’Union européenne. S’agissant du premier point, le porte-parole de la présidence de la république a dressé le tableau de la situation. Jusqu'ici, les armes des insurgés n’ont pas pu être récupérées dans leur grande majorité.
« Il est vital que les autorités puissent les retrouver, déjà pour éviter une nouvelle insurrection, ensuite pour éviter que des civils les utilisent pour régler des comptes personnels », a-t-il averti. Il a par ailleurs regretté que des partis politiques (de l’opposition) se soient positionnés pour l’insurrection à Anjouan. Paraphrasant l’ancien président, Ali Soilihi, il a déclamé « quand le pays est au bord du précipice, il faut que tous ses enfants fassent front commun ».
Concernant les relations diplomatiques avec l’Union européenne, Mohamed Issimaila a affirmé que la présidence prônait le bilatéralisme, désormais, même avec des pays qui se trouvent dans les mêmes organisations que les Comores. Il citera en exemple, comme pays partenaires privilégiés faisant partie de la Ligue arabe, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. En extrême Orient, c’est la Chine. Pour ce qui est de l’Union européenne, il a affirmé « qu’il n’y a pas eu rupture des relations ». Il faisait référence au courrier de l’Union européenne en date du 17 octobre dont « les services ont décidé de sursoir à leur instruction (aux documents d’action portant sur la justice et les routes) compte tenu de la persistance de fortes incertitudes sur le respect des conditions préalables sur lesquelles le gouvernement des Comores s’est engagé ».
Force est de constater qu’il y a bien une crise. « Le gouvernement peut trouver une solution afin de sauver nos accords avec l’Union européenne », a-t-il lâché. Puis de se lancer dans une diatribe enflammée contre l’aide au développement et du fait que celle-ci répondait davantage aux exigences des bailleurs plutôt qu’aux besoins des pays concernés. « Cette situation ne date pas d’aujourd’hui, elle a toujours prévalu à la différence que le pouvoir Azali refuse de se soumettre aux désidérata des bailleurs, sachant exactement ce qu’il veut et a un cap qu’il s’est fixé », a-t-il insisté.
Fsy
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