Le président de la République a rendu un hommage appuyé à la délégation de Mayotte qui a participé aux travaux des ateliers préparatoires de l'assemblée prévue pour le 5 février prochain. Des travaux qui ont été clôturés hier soir et dont l'expert en chef a fait la synthèse des débats des tenus du 20 au 22 janvier.
Après trois jours de débats contradictoires comme l'a si bien évoqué Dr Abdou Elwahab Msa Bacar, un des experts locaux mobilisés, le comité de pilotage des assises nationales a procédé à la fermeture des travaux devant préparer l'assemblée convoquée pour le 5 février par le président de la République. Une occasion pour le chef de l'État de rendre un hommage appuyé à la délégation de Mayotte qui a participé au 5ème axe justement, consacré à la question de l'île comorienne de Mayotte.
« Permettez-moi de décerner une mention spéciale pour la délégation venue de Mayotte. Certes négocier avec les français et nos frères de Mayotte est nécessaire. Mais il ne fallait pas qu'on oublie la communauté internationale », a déclaré le président Azali Assoumani, reconnaissant qu'il y a eu des erreurs et qu'il est temps de rectifier le tir. « Il est vrai que des mahorais qui sont resté dans les autres îles faisaient partie des gouvernements. Mais on n’a jamais eu l'occasion de s'asseoir avec ceux qui sont restés à Mayotte pour discuter ensemble », a-t-il ajouté.
Pour lui, la participation de cette délégation est un pas positif qui augure des bonnes perspectives sur cette question. Le président de la République voudrait semble-t-il comprendre que c'est une question politique qui fait blocage mais pour le reste, les mahorais comme leurs frères des autres îles, partagent ensemble que ce soit les us et coutumes, les célébrations de la naissance du Prophète ou les manifestations des confréries. « A Mayotte, il n'est pas rare d'aborder quelqu'un comme ça et te dire qu'il vient de Oichili, de Sima ou de Bambao. Cela montre que l'unité est intacte dans l'île », a-t-il démontré.
« Les travaux se sont déroulés dans une atmosphère calme », dira Me Said Larifou porte parole du Cpan et maître de cérémonie. « Nous étions partis pour 40 personnes par atelier, nous sommes arrivés à 60 personnes. Ils sont tous présents ici, Mayotte, Anjouan, Mohéli et Ngazidja », a indiqué Ali M'sa l'expert en chef pour qui, s'ils sont arrivés à ce niveau, c'est grâce à l'implication effective du chef de l'État.
« Nous ne sommes pas venus aujourd'hui faire le procès de quiconque, mais justement chercher le mal qui nous ronge. Pourquoi nous ne pouvons pas faire comme ce qui se fait à l'île Maurice, Tanzanie ou Kenya, en Éthiopie. C'est le sens de notre présence ici aujourd'hui », a-t-il soutenu. « M. le président nous avons travaillé sur 15 thèmes qui relatent toute la vie économique, politique, institutionnelle et sociale de ce pays », a-t-il indiqué.
L'expert en chef assure qu'après le document préparant les travaux, un autre va être remis au chef de l'État pour l'assemblée des assises nationales. Cet économiste de formation qui a fait une synthèse des travaux des 15 ateliers tenus durant trois jours. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.
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