Depuis plus d’un mois, Mayotte est secouée par un mouvement de contestation sociale sans précédent. Le délégué aux Droits de l’Homme regrette les récentes violences perpétrées à l’encontre des Comoriens des autres îles vivant à Mayotte. Ben Athouman Hamze demande à la France de respecter le droit international humanitaire dans l’île.
Après les récentes sorties du ministre des affaires étrangères, le délégué aux Droits de l’Homme a réagi à la suite de la crise sociale qui secoue l’île de Mayotte depuis plus d’un mois. Ben Ahouman Hamze fait allusion aux récentes violences perpétrées à l’encontre des Comoriens des autres îles vivant à Mayotte, qui selon lui, est le résultat direct de l’occupation française sur Mayotte qui constitue également une violation du droit international et une atteinte de l’intégrité territoriale de l’Etat comorien.
Il appelle les autorités françaises à prendre leurs responsabilités de manière à assurer la sécurité des gens et de leurs biens. « Juridiquement, les Comoriens vivant à Mayotte sont considérés comme des déplacés internes et non comme des immigrés comme le voudraient les autorités françaises. Et nous regrettons ce qu’endurent les Comoriens des autres îles vivant à Mayotte. Ainsi, les autorités françaises ont le devoir de porter assistance, protection et secours à toute personne vivant à Mayotte, sous peine d’engager sa responsabilité pour non assistance à personne en danger, déclare Ben Attoumane Hamze, le délégué aux Droits de l’Homme.
Or actuellement, dans les villes et villages de Mayotte, des milices privées s’organisent pour prendre en chasse les Comoriens des autres îles en brulant leurs habitations, en les battant au vu des forces de l’ordre ». Le délégué aux Droits de l’Homme a déclaré prendre acte des violences perpétrées contre les Comoriens dans leur propre pays. Il demande à la France de respecter le droit international, le droit international des droits de l’Homme et plus particulièrement, le droit international humanitaire sur Mayotte, une portion du territoire comorien qu’elle occupe illégalement. « On se réserve le droit d’user de toutes les voies juridiques internationales pour le respect de la dignité humaine des Comoriens vivant chez eux », conclut-il.
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
