Sur la situation qui prévaut actuellement à l’assemblée nationale, l’opinion publique reste critique. Pour l’homme de la rue, « nos élus ne pensent qu’à leurs intérêts personnels ».
Presque une semaine après l’affrontement entre élus au sein de l’hémicycle de l’assemblée nationale, les réactions ne manquent. La Gazette des Comores a recueilli quelques réactions de la population. La plupart des gens interrogés trouvent que les élus de la nation ne pensent que de leurs intérêts personnels.
« C’est désolant car nous avons l’habitude d’assister à ce genre de scène à l’ouverture de chaque session parlementaire », a constaté Mohamed Islam, un citoyen lambda trouvé à la place Ajao. Pour Mroudjaé Ali, fonctionnaire du ministère des fiances, les 33 députés doivent être élus en même temps. Il estime que l’article qui instaure le vote des trois conseillers de chaque île est mal conçu. « Il doit être révisé puisque il y au un mélange de suffrages », dit-il. Il s’explique en ajoutant que les députés et les conseillers sont tous élus, au suffrage universel direct. Les premiers à deux tours et les seconds à un seul tour.
D’autres pensent que nos élus sont votés pour maintenir la paix et l’ordre, notamment assurer la sécurité du peuple. Ahmed Mohamed, de la diaspora, avance qu’il faut avoir une assemblée qui pourrait réunir les mêmes conditions », définit-il. Puisque, selon lui, le pays a besoin de développement, d’une stabilité et de paix durable. « Si l’assemblée est en crise, c’est le pays tout entier qui en pâtit. Puisqu’ils sont les représentants du peule », poursuit-il.
Quant au doyen de la faculté de Droit et Sciences économiques de l’Université des Comores, il voit les choses sous un autre angle. « Nous sommes dans un pays démocratique. Et chaque institution doit être autonome dans ses décisions sans que cela affecte la loi », souligne Ahmed Kassim, juriste de formation. Il estime qu’on ne devrait pas prendre des élus locaux pour siéger à représentation nationale. « C’est trop compliqué », dit-il, avant de souligner au passage que vote d’un conseiller de l’île est différent de celui d’un député. « Je pense qu’il faut songer à régler ce problème dés maintenant », conclut-il.
Ibnou M. Abdou
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