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Crise à l’assemblée / L’opposition brise le silence

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Crise à l’assemblée / L’opposition brise le silence © : HZK-LGDC

L’opposition conduite par Mohamed Ali Soilihi et Mouigni Baraka réagit sur la crise parlementaire, due au rejet de la loi de finances de l’exercice budgétaire 2017.


Enfin. Sept mois après l’investiture du nouveau président de la république, l’opposition sort de son silence. Les leaders de l’UPDC, Radhi et Rdc, principaux partis constitutifs de l’opposition, s’étaient réunis hier à l’hôtel Le Retaj, autour d’un point de presse. Le principal sujet : la crise à l’Assemblée nationale. D’attaque incisive, Mohamed Ali Soilihi a interpellé le président de la République sur la fragilité de son régime.

Azali étant élu avec 41,43% de voix, son ancien adversaire direct Mohamed Ali Soilihi le qualifie de « minoritaire ». « Mais cela ne veut aucunement dire que la stabilité du pays est en jeu », a-t-il clarifié. Autrement dit, l’opposition qui se dit détentrice des 58,57% de la population restante, ne compte en aucun cas être à l’origine d’une quelconque instabilité.

Au sujet du rejet de la loi de finances 2017, lequel sujet l’ancien ministre des finances qualifie de « première dans l’histoire du pays », Mamadou trouve que « si la fameuse loi est rejetée, en plus par les députés du pouvoir, là ça craint », livre son constat celui pour qui la période du vote de la loi de finance c’est en politique le moment où l’on mesure la stabilité d’un pays. « Si les députés du pouvoir n’ont pas la même vision que le chef de l’Etat, ça veut dire que nous avons deux commandants de bord », s’alarme Mamadou, aussi bien que Houmed Msaidié et Said Larifou qui tirent à boulets rouges sur les députés Juwa.

Bien que la crise de l’assemblée Mohamed Ali Soilihi ne s’était pas contentée de ne parler que de cela. Il a fait un tour d’horizon sur le bilan d’Azali. La transgression des textes par exemple, notamment la tentative de dissolution de la commission nationale anticorruption. Raisons, selon lui, de leur réveil. « Si les bases de la constitution et l’Assemblée nationale sont touchées, nous ne pouvons pas rester indifférents», s’emporte celui qui s’engage à lutter jusqu’à ce que les choses se rétablissent.

Etaient présents Mouigni Baraka Said Soilihi et tant d’autres figures politiques. L’ancien gouverneur de l’ile a déjà tracé sa ligne : il reste dans l’opposition.

 

Toufé Maecha

 

 

 

 

 


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