Houmed Msaidié désapprouve la position des députés Juwa qui n’ont pas voté la loi de finances de l’exercice budgétaire 2017. Le Juwa compte deux ministres et un secrétaire d’Etat au sein du gouvernement Azali.
Quand il parle de Juwa, l’ancien colistier du candidat Mohamed Ali Soilihi et ministre de l’intérieur de l’ancien régime a d’habitude sa langue bien affilée. Ce mardi au cours d’une conférence de presse de l’opposition, Houmed Msaidié s’était intéressé au sujet de la crise du parlement. Pour lui, le rejet de la loi de finances 2017 par les députés Juwa et autres constitue une « position politique pour créer une crise ». Sans les désigner nommément, l’ancien ministre de l’intérieur connu par son regard hostile à l’endroit de Sambi, parlait des députés Juwa.
« Ce sont des députés d’une même famille politique, ayant réussi à entrainer avec eux le secrétaire général de la CRC (le député de Hambou Ali Mhadji, qui assure le poste de secrétaire général de la CRC à titre intérimaire, Ndlr) et un autre qui jadis suivait les consignes de l’UPDC (Abou Achirafi, Ndlr). Ils l’ont fait pour punir le pouvoir », a-t-il tempêté.
Dans le même sillage, Said Larifou se dit inquiet de l’absence d’une « adresse à la nation, ni par le biais du porte-parole du gouvernement ni par le président de la République ». Le leader du parti Ridja arrivé en cinquième position au premier tour de la dernière présidentielle n’est pas passé par quatre chemins pour fustiger les députés du Juwa.
« Azali a des ministres qui défient son autorité. Ils ne sont pas d’accord avec lui », lance tout feu tout flamme l’avocat qui demande à ce qu’il y ait une lisibilité sur la position du parti de l’ancien Rais, grâce au soutien duquel Azali Assoumani est élu président de la République : « Si Juwa ne soutient pas Azali, qu’on nous le dise clairement ». Ancien directeur de cabinet d’Azali Assoumani, Houmed Msaidié tend la perche à son vieil ami en énumérant trois alternatives « possibles » : ordonnance du président de la République « bien que cela montre parfaitement qu’il n’a pas la majorité » ; la session rectificative d’avril ; ou une session extraordinaire.
Toufé Maecha
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