Accusé de rébellion, port d’armes illégales, entrave à la circulation, telles étaient les accusations portées au début par les autorités au Gouverneur Salami. En plus de ces trois chefs d’accusation, la cour de sûreté de l’Etat vient de rajouter deux autres à savoir « sécession » et « meurtre ».
Sans beaucoup de surprise la décision de la cour de sureté de l’Etat a décidé d’inculper le chef de l’exécutif d’Anjouan. Accusé de cinq chefs d’inculpation, le Gouverneur Abdou Salami vient d’être placé en mandat de dépôt par le juge d’instruction auprès de la cour de sureté de l’Etat. Selon les sources, son lieu d’incarcération ne serait pas connu. Depuis le déclanchement des émeutes à Anjouan lundi 15 octobre dernier, les autorités se sont acharnées sur le premier magistrat de l’île l’accusant d’être à l’origine de cette insurrection confinée dans la médina de Mutsamudu.
Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le Dr Abdou Salami Abdou a pourtant clamé son innocence tout en avouant avoir organisé avec son exécutif une marche pacifique. Après la diffusion de la vidéo, le premier élu d’Anjouan s’est rendu aux mains des forces de l’ordre. Quelques temps après sa première audition par les forces de l’ordre, les autorités centrales ont continué à l’accuser « à tort ou à raison » d’avoir donné des armes aux insurgés qui ont pris d’assaut la médina de Mutsamudu, chef-lieu de l’île d’Anjouan pendant six jours et ayant fait 2 civils morts et 4 blessés dont 2 militaires.
En milieu de semaine, le commissaire du Gouvernement près la cour de sûreté de l’Etat et procureur de la République, Mohamed Abdou avait insisté que le Gouverneur n’échapperait pas à la justice car il n’avait pas d’immunité. Ainsi tout s’explique. Après Salami qui sera le prochain ?
A.O Yazid
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC