La Gazette

des Comores

Crise à Anjouan / Le chef de l'Etat s'est rendu dans la médina

Crise à Anjouan / Le chef de l'Etat s'est rendu dans la médina © : HZK-LGDC

Une semaine après les évènements de Mutsamudu, caractérisés par des échanges de tirs entre forces de l'ordre et civils armés, Azali Assoumani s'est rendu hier sur place. Le chef de l'Etat a rendu un vibrant hommage à la population comorienne en général, et de Mutsamudu en particulier.


Le Président de la République s’est rendu à Mutsamudu. Une visite qui fait suite aux événements qui ont secoué la capitale anjouanaise la semaine dernière. Arrivé lundi après-midi, Azali Assoumani s'est félicité du retour à la normale à Mutsamudu, particulièrement dans la médina théâtre des échanges de tirs. Azali Assoumani se dit déterminé à protéger tous les Comoriens et les institutions de la République.

 

« Je suis venu constater personnellement, la situation », dira-t-il devant la presse. Prônant la paix et la stabilité, « deux piliers essentiels » pour le développement d'un pays, le chef de l'Etat se dira inflexible sur ces points: «Tant que je serai là, je ne pardonnerai jamais qu'elles soient mises en cause ». Bien que le calme soit revenu à Anjouan, la situation reste elle, tendue. Le gouverneur de l'ile, Salami Abdou, a été placé « en sécurité » à son domicile. Il est accusé d'être de connivence avec les présumés « insurgé » toujours en cavale.

 

Sur place, le chef de l'Etat a rencontré les représentants des partis politiques, la société civile, les membres du corps judiciaire et les forces de l'ordre. Azali Assoumani se réjouit de constater que la vie reprend son cours à Anjouan. Rappelons que dans la nuit du dimanche au lundi de la semaine dernière, une manifestation censée être « pacifique » pour reprendre les propos du gouverneur de l’île Salami Abdou, s’est subitement transformée en une insurrection armée.

 

Des « insurgé » se sont emparés du mouvement. Les forces de l’ordre sont intervenues et s'en sont suivis 6 jours d'échanges de tirs et de tension dans la médina où s’étaient retranchés les civils armés dont aucun n’a été à ce jour physiquement appréhendé. Une situation qui avait tenu l’ensemble du pays en haleine avant la délivrance le week-end dernier. Le déplacement du chef de l’État serait-il un signe que la crise est désormais derrière nous ? L’enquête judiciaire ouverte permettra-t-elle d’élucider les tenants et les aboutissants de ce nouvel imbroglio politico-militaire ?

 

Ibnou M. Abdou

 


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