Le gouvernement comorien a refusé d’accueillir sur les autres îles les comoriens refoulés de Mayotte par les autorités françaises qui administrent l’île comorienne. Mercredi, un bateau avec à son bord 93 passagers a été contraint de faire demi-tour vers l’île au lagon.
Moroni joint la parole aux actes. Mercredi, tard dans l’après-midi, un navire battant pavillon comorien a transporté depuis l’île comorienne de Mayotte 93 passagers vers le port d’Anjouan. Au grand dam des autorités françaises, la capitainerie du port a refusé le débarquement des passagers, s’en tenant à la note du secrétaire d’Etat comorien en charge des transports.
« Pour des raisons de sûreté et de sécurité, il est interdit aux compagnies maritimes et aériennes (...) d'embarquer à destination des autres îles sœurs toute personne considérée par les autorités qui administrent Mayotte comme étant en situation irrégulière, et ce jusqu'à nouvel ordre », indique la note circulaire signé Soulaimana Kaambi.
La tension entre Moroni et Paris monte régulièrement depuis le début de la crise sociale à Mayotte, où les habitants manifestent contre l’insécurité. « La France n’a qu’à prendre ses responsabilités à Mayotte. Elle ne peut pas faire déplacer le centre de gravité de Mayotte à Anjouan ou la Grande-Comore, s’était résolu à dire le patron de la diplomatie comorienne samedi dernier. La partie comorienne demande à la partie française un dialogue « franc ».
En réaction à cette mesure des autorités comoriennes, le député de Mayotte Mansour Kamardine, a saisi le gouvernement français, dans une note datée du 22 mars, lui demandant de « bloquer immédiatement toute délivrance de visa et de titre de séjour à tout ressortissant comorien dans les ambassade de France à l’étranger et dans les préfectures en France » (lire page 2).
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