La Gazette

des Comores

Crise politique à Anjouan / Trois chefs d’accusation notifiés au gouverneur Salami

Crise politique à Anjouan / Trois chefs d’accusation notifiés au gouverneur Salami © : HZK-LGDC

Entrave à la circulation, port illégal d’arme, rébellion et trouble à l’ordre public, tels sont les chefs d’accusation pesant sur le gouverneur d’Anjouan. Selon une source proche du dossier, Dr Salami Abdou ne reconnait qu’un seul chef d’accusation : entrave à la circulation.


En effet, le chef de l’exécutif de Ndzuani reconnait avoir appelé à une manifestation pacifique. Mais les insurgés ont pris la ville en otage à l’aube. Pure coïncidence ou complicité ? Dr Salami rejette tout lien avec les rebelles armés. Les pourparlers engagés pour une sortie de crise ont échoué mais le gouvernement comptait continuer dans le sens du dialogue. Samedi dans la matinée le ministre des affaires étrangères l’a encore dit lors de la traditionnelle rencontre hebdomadaire avec la presse. A la surprise générale, une intervention militaire a eu lieu en fin d’après-midi pour libérer la médina de Mutsamudu. Sauf que la milice avait déjà vidé les lieux. Ce qui a soulevé des interrogations. Comment les insurgés ont-ils pu quitter la vielle ville à l’insu de l’armée qui l’avait pourtant encerclé ?

Depuis les rumeurs courraient soupçonnant le gouverneur Salami d’être sur le point de se rendre à Mayotte par voie maritime. Au lendemain de la « libération » de la médina, il a tenu à faire un démenti de toutes les accusations portées sur lui avant de se rendre aux mains de la gendarmerie, affirmant vouloir se mettre à disposition de la justice. Au même moment, le premier magistrat de l’ile nous a accordé une interview pour démentir tous les faits qui lui ont été reprochés.

Entendu par la gendarmerie, il continue à clamer son innocence pour la présumée complicité à la rébellion et les autres chefs d’accusations.

Suite aux affrontements qui ont eu lieu à Anjouan, la Commission de l’Océan indien a, dans un communiqué annoncé son regret quant « aux pertes en vie humaines et les dégâts que la dégradation de la situation aurait déjà entrainé ». La COI invite tous les acteurs à clairement et ouvertement rejeter tout acte de violence. L’institution lance un appel urgent au calme et au respect des institutions démocratiques et a une résolution des différends par la voix de la paix et du dialogue dans le respect de l’Etat de droit.

Binti Mhadjou


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