La Gazette

des Comores

Crise politique / L’Union de l’Opposition se solidarise avec la population d’Anjouan

Crise politique / L’Union de l’Opposition se solidarise avec la population d’Anjouan © : HZK-LGDC

Suite aux évènements qui se déroulent à Anjouan depuis hier lundi, l’Union de l’Opposition a déclaré se solidariser avec la population. Des événements à les en croire qui renvoient le Président de la République et son gouvernement à leurs responsabilités.


Dans une déclaration rendue publique hier, l’Union de l’Opposition dit apporter son soutien aux anjouanais dans ce soulèvement spontané pour manifester son refus des emprisonnements arbitraires, de musellement de la presse, de la confiscation de toutes les libertés, de l'instrumentalisation de la justice, du bafouement de l'autonomie des îles, du piétinement de toutes les institutions de la République. « On a un dialogue basé sur le mensonge, les mesures d’apaisements appelées ne s’appliquent plus, les prisonniers politiques toujours en prison. Aujourd’hui, la population anjouanaise montre son ras-le-bol du piétinement des institutions de la République », a déclaré Moustoifa Said Cheikh de l'Union de l'opposition, joint par La Gazette des Comores.

 

L’Union de l’opposition parle aujourd’hui « d'un face à face hautement tendu entre une population décidément excédée et un pouvoir brutal, en panne d'idée, incapable d'imaginer une autre manière de gouverner que celle de la répression, de la traque et de la violence sans retenue ». Tous soulignent dans leur déclaration que « cette brusque montée de la tension à Anjouan est le résultat de la politique de dialogue fait de mensonges, de tergiversations dans l'application des mesures d'apaisement préconisées par l'Union africaine et du refus de sortir de la crise institutionnelle ».

 

L’Union de l’opposition déclare que ces événements renvoient le Président de la République et son gouvernement à leurs responsabilités car ils sont placés devant deux options: ou une fuite en avant conduisant à un chaos général ou une véritable politique d'apaisement et de retour à un fonctionnement normal d'un Etat de droit, tel que porté par l'accord de Fomboni.

 

Pour rappel, le pays s'est réveillé hier lundi avec une île d'Anjouan en état de quasi « insurrection ». Des barricades sont érigées sur les principaux axes routiers, bloquant totalement la circulation. Les routes ont été coupées et des coups de feu entendus à certains endroits.

 

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