La Gazette

des Comores

Crise diplomatique Moroni/Paris / Le député Kamardine dans son rôle d'artificier

Crise diplomatique Moroni/Paris  / Le député Kamardine dans son rôle d'artificier © : HZK-LGDC

Le député de Mayotte Mansour Kamardine se mue dans sa politique de comorophobe. Cet élu LR en remet une couche à l'assemblée nationale française lors de la séance des question-réponse au gouvernement en demandant au gouvernement français de mettre sa puissance de feu pour plier le gouvernement comorien dans son refus d'accueillir les « refoulés » de Mayotte.


Le voilà Mansour Kamardine dans ses œuvres dans l’hémicycle de l'assemblée nationale française devenant de jour en jour sa tribune lui permettant de déverser sa comorophobie. Accusant le gouvernement français d'avoir échoué dans la lutte contre ce qu'il appel de l' « immigration clandestine » à Mayotte, l'élu du parti LR appelle à la puissance du feu de la France pour plier les comoriens pour avoir osé dire non à l'humiliation.

 

« La France est une grande puissance, elle ne saurait s'abaisser à négocier de fait la session d'un territoire national et sa population. Tous les leviers diplomatiques doivent être activés pour ramener ce pays ami à la raison. C'est une simplicité infantile. Il suffit d'avoir la volonté », a-t-il déclaré dans son arrogance légendaire qu'on lui connaît.

 

Le député de Mayotte devenant au fil du temps un faucon de premier rang, tellement ses prises de position sur la relation franco-comorienne frisent le ridicule rejoignant le discours de l’extrême droite, ne se contente pas de la satisfaction d'avoir demandé et obtenu du gouvernement français d'imposer des sanctions aux autorités comoriennes. Il va jusqu'à refuser la nomination par le ministre de l'Europe et des affaires étrangères d'un émissaire spécial dans cette crise.

 

« Par faiblesse diplomatique. La coopération oui, la collaboration non. Plutôt que d'envoyer un émissaire pour discuter de la feuille de route vers la libre circulation des populations entre les îles, dans les prochains jours, je vous demande de vous résoudre à une action diplomatique ferme plutôt qu'à des échanges de salon », a-t-il soutenu.

 

Des propos qui sentent encore une fois l’arrogance et qui pousseront Jean-Yves Le Drian ministre de l'Europe et des affaires étrangères à lui recadrer. « Vous savez et nous savons que la France et les Comores sont unis par des relations anciennes, historiques, géographique, la francophonie, les liens personnelles. Tout cela fait une relation que vous savez très particulière », a rétorqué le chef de la diplomatie française.

 

Et de poursuivre : « la crise à Mayotte a eu des répercussion sur cette relation spécifique. Elle a engendré des crispations. Et en particulier, elle a engendré une décision malheureuse des Comores, s'agissant de la reconduite des comoriens en situation irrégulière à Mayotte ».

 

M. Le Drian a montré l'intention de la France de poursuivre « sans relâche et avec détermination le dialogue avec les autorités comoriennes. Un dialogue qui comprend à la fois de fermeté et de confiance ». Avant d'assurer que la crise actuelle devait permettre de faire progresser la relation entre la France et les Comores « en prenant en compte les intérêts, bien compris des Comores et de la France. Et dans l'intérêt de la France, ceux de Mayotte ». Mais pour les observateurs, jusqu'où ira le député Mansour Kamardine dans son rôle d'artificier dans cette crise diplomatique sans précédent entre Paris et Moroni ? Un élu qui plus est s’est fait désigner président de l’Amicale France-Comores au sein du parlement français.    

 

 

                            


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