La Gazette

des Comores

Crise diplomatique entre Moroni et Paris / A la recherche d'un improbable compromis

Crise diplomatique entre Moroni et Paris /  A la recherche d'un improbable compromis © : HZK-LGDC

Il faut attendre courant de avril pour espérer trouver une solution sur la tension diplomatique entre Moroni et Paris. En attendant, chaque partie campe sur ses positions. La rencontre entre le ministre comorien des affaires étrangères et l'ambassadrice de France à Moroni n'ayant abouti à rien de concret.


Le dialogue de sourd entre comoriens et français se poursuit. La rencontre de ce samedi entre le chef de la diplomatie comorienne et la représentante française à Moroni n'a pas permis d’aplanir le différend malgré la bonne mine affichée par les deux parties à la sortie de ces échanges qui ont duré plusieurs heures.

 

« Nous avons échangé par rapport à la situation. Nous avons passé en revue la question de Mayotte. Ce qui a été dit. Ce qui a été fait. Ce qui a été dit par la presse locale et française. Nous avons essayé de recadrer un peu les choses. Je pense que les discussions étaient fructueuses et sont de nature à trouver une solution par rapport à cette crise désagréable », a déclaré Mohamed El Amine Soeuf. Le ministre comorien laisse entendre que l'option des négociations est toujours valable. « Nous avons émis dès les premiers jours le souhait de s'asseoir avec les autorités françaises pour trouver des solutions pérennes », a-t-il déclaré, insistant sur la position comorienne qui resterait la même.

 

Le patron de la diplomatie comorienne se réjouit par ailleurs que cette position soit reprise, dit-il, par la partie française. « Le premier ministre l'a dit en s'adressant aux élus de Mayotte qu'il n'y aura pas de solutions sans discussions fermes et confiantes avec les autorités comoriennes » a-t-il assuré, ajoutant qu'il a eu à s'entretenir au téléphone avec le ministre français des affaires étrangères qui reconnaît que le problème de Mayotte devait nécessiter une nouvelle approche.

 

« Pour le moment, nous avons échangé. On a ouvert nos cœurs. C'est vrai, on n'a pas pu faire évoluer nos positions clairement. Mais on est des diplomates et on ne désespère pas de trouver des solutions par le dialogue », a déclaré Jacqueline Bassa-Mazzoni, ambassadrice de France à Moroni, convaincue que le dialogue est la meilleure solution et que la porte soit ouverte.

 

« Nous sommes fermes, tout comme la partie française est ferme, tout en privilégiant le dialogue », martèle le ministre comorien des affaires étrangères. La suppression du visa Balladur reste du coté comorien un préalable, une approche qui semble déjà faire l’unanimité de toute la classe politique comorienne et la société civile.

 

 

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.