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Crise au parlement / L’accalmie risque d'être de courte durée

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Crise au parlement / L’accalmie risque d'être de courte durée © : HZK-LGDC

L'initiative prise par les partis Juwa et la Crc visant à faire baisser la tension à l'assemblée nationale pourrait se heurter à l’intransigeance du président du parlement. Ce que redoute le député Ali Mhadji qui constate au contraire un durcissement des positions du locataire du palais du peuple. Le président de l’Assemblée aurait déjà procédé à la tenue de la conférence des présidents des commissions dans lesquelles il a intégré les trois « députés » controversés.


Aucun signe de fléchissement de la position du président de parlement. C'est le constat fait par le député Ali Mhadji sur la situation qui prévaut à l'assemblée nationale. A l'en croire l'initiative prise par les partis Juwa et Crc visant à ramener le calme au palais du peule risque de rester lettre morte. Tellement croit-il savoir la position du président du perchoir s'est au contraire durcie.

Pour rappel, lors de la rencontre à la présidence de l’Union, il a été décidé entre autre de surseoir les travaux de la nouvelle session en attendant que la Cour constitutionnelle se prononce sur les cas des trois conseillers controversés du conseil de l'île d'Anjouan. « Nous demandons au président de l'assemblée de se laisser guider par la sagesse pour éviter un blocage inutile », a-t-il suggéré. M. Mhadji regrette le recrutement, dit-il, des « milices » qui auraient pris position dans les couloirs de l'assemblée, « ce qui fait accroître le climat de méfiance ».

Interpellé sur le fait que l'injonction du chef de l'État pour trouver rapidement une solution à la crise n'est pas une ingérence dans une institution autonome, le secrétaire général par intérim de la Crc botte en touche et laisse entendre qu'il n'y a pas d’ingérence dès lors que le président de la République est le garent de la constitution et de la stabilité du pays. Il appelle d'ailleurs a épargner le chef de l'État et le parti Crc dans ce qui se passe au parlement. Ce secrétaire général par intérim de la Crc salue au contraire l'initiative prise par le président Azali de rencontrer certains responsables du parti Juwa.

« La Crc n'a rien à avoir dans l’imbroglio à l'assemblée nationale, encore moins le président de la République qui est dessus de tout cela », a-t-il soutenu. A l'entendre, la crise aurait le mérite de ressouder d'avantage la coalition entre les deux formations politiques de la majorité présidentielle : « vous savez qu'après les élections, il n'y a jamais eu de rencontre entre les responsables des deux partis. Ce n'est pas normal. Nous nous sommes mis d'accord qu'il y ait plus souvent des rencontres et des échanges entre les responsables ». Pour le jeu du hasard reproché à son parti dans cette affaire notamment entre les deux élus de la Crc, le député Ali Mhadji, fait savoir qu'étant secrétaire général par intérim c'est lui qui engage la voix du parti et personne d'autre, en attendant qu’on lui retire la mandature.

Pour rappel, le président de la République avait convié à Beit-salam certains leaders du parti Juwa pour tenter de désamorcer la bombe lancée à partir du palais du peuple et qui a risqué de faire éclater la coalition Juwa-Crc. Une rencontre qui a été suivie par une autre le soir à la présidence entre cette fois, les leaders des deux partis et où des initiatives ont été prises, notamment l'arrêt des travaux de la nouvelle session en attendant que la Cour se prononce sur  les cas des trois conseillers controversés du conseil de l'île d'Anjouan.

 

Maoulida Mbaé

                               


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