La Gazette

des Comores

Coopération régionale / La Déclaration de Moroni trace les contours d’une COI rénovée

Coopération régionale / La Déclaration de Moroni trace les contours d’une COI rénovée © : HZK-LGDC

En marge de la retraite ministérielle sur l’avenir de la Commission de l’Océan Indien, des engagements et des déclarations ont été adoptés par les délégations. Dans la déclaration dite de Moroni sur l’avenir de la COI, dix-sept points ont été soulignés pour relancer une nouvelle dynamique de la Commission. Du nom de l’organisation aux missions de celle-ci, les délégations ont opté pour une intégration des Chefs d’Etats dans l’architecture. Une question qui a aussi fait débat bien que les avis divergent, c’est l’intégration de Mayotte dans la COI.


Les travaux de la retraite ministérielle sur l’avenir de la Commission de l’Océan Indien ont bien lieu à Moroni du 1er au 3 août. Après maints échanges entre les chefs des délégations des cinq pays membres dont Les Comores, Madagascar, les Seychelles, Maurice et La Réunion, le bureau a déclaré sur l’avenir de l’organisation notamment sur son identité, ses ambitions et l’intégration des Chefs d’Etats et de Gouvernement dans « la nouvelle architecture de l’organisation ».

La COI a opté pour une nouvelle dynamique qui permettrait d’effectuer « un meilleur suivi des actions de coopération régionale et de mieux impliquer les Etats membres ». « La nouvelle architecture institutionnelle devrait inclure deux sessions annuelles du Conseil des ministres à des périodes prédéfinies avec un ordre du jour permettant au Conseil de suivre de façon plus rapprochée la mise en œuvre des politiques régionales », lit-on dans la déclaration dite de Moroni.

Outre ces réformes pour mieux superviser les travaux et assurer un suivi permanent, la COI a aussi discuter sur les conditions d’adhésion d’un pays au sein de l’organisation. Et sur ce, il est convenu que les critères « doivent respecter l’insularité et l’appartenance à l’espace africain et du Sud-Ouest de l’Océan Indien ».  En effet, il est affirmé par Luc Hallade, Ambassadeur délégué à la Coopération Régionale dans l’Océan Indien à La Réunion, que la question d’intégration de Mayotte au sein de la Commission a été débattu lors de cette retraite ministérielle ce que dément fermement le secrétaire général de la COI et le ministre des Affaires Etrangères, Soeuf Mohamed El-Amine. Ce dernier a affirmé lors de la conférence de presse qui a suivi la cérémonie de clôture que « les parties prenantes ne sont pas arrivées au stade de discuter sur l’intégration de Mayotte dans l’organisation ».

Pour sa part, le Secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien, Hamada Madi a souligné que la COI est une organisation d’Etats Indépendants. « L’entrée de la France dans l’organisation a été conditionnée par leur département de La Réunion pas de leurs départements dans la région », a-t-il expliqué avant de porter un éclaircissement sur l’évolution des textes qui évoquent une possibilité d’intégration d’un pays. « Les décisions dans notre organisation sont prises à l’unanimité. Et ici ce sont des Etats », soutient-il.

Le rapprochement des populations de la région, le financement des projets par les Etats, la sécurité maritime, la lutte contre le terrorisme et les réseaux de trafics, la préservation de l’environnement face aux défis multiples de changement climatiques et bien d’autres ont été débattus en ces trois jours pour poser les jalons d’un avenir meilleur de la Commission de l’océan Indien.

 

A.O Yazid

 

 

 


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