Le pays s'apprête à accueillir demain, le président de la République de Botswana. Une visite de moins de 24h durant laquelle Mokgweetsi Masisi rencontrera à Moroni, son homologue Azali Assoumani et où il sera question de l'intégration des Comores à la Sadc.
Le président nouvellement élu de la République de Botswana est attendu à Moroni demain mardi 8 mai, selon un communiqué publié par le ministère comorien des affaires étrangères. Une visite de moins de 24h qui entre dans le cadre d'une tournée que le nouvel homme fort du Botswana effectue auprès des États membres de la Communauté de développement de l'Afrique Australe (Sadc), dont les Comores s'apprêtent à adhérer au mois d'août de cette année.
Au cours de ce séjour, le président Mokgweetsi Masisi « s'entretiendra avec le chef de l'État, Azali Assoumani, au palais présidentiel de Beit-Salam. Il sera question entre autres du renforcement du processus d’intégration régionale et du raffermissement de la coopération bilatérale », lit-on dans le communiqué de presse. « L'Union des Comores qui dispose aujourd'hui d'un statut d'observateur, deviendra en août 2018, membre à part entière de la Sadc », a-t-on rappelé.
Pays le moins corrompu du continent africain, avec l’une des économies les plus prospères, le Botswana est souvent présenté comme un "miracle africain". La richesse de son sol, qui fait de lui le troisième producteur mondial de diamants, lui a permis d’avoir une croissance annuelle moyenne de 9% entre 1970 et 2000 et de sortir en 1994 du groupe des pays les moins avancés (PMA).
Contrairement au Nigeria, l’Angola ou la République démocratique du Congo, le "pays des Tswanas" n’a pas succombé à la "malédiction des matières premières" qui a déstabilisé tant de pays africains. Conscient que les diamants ne sont pas éternels, le Botswana a créé en 1994 un fonds souverain, le Pula fund, qui investit les revenus de l’industrie diamantifère pour les générations futures. Le pays tente aussi de diversifier son économie, notamment à travers l’exportation de viande bovine et le tourisme de luxe. Cette dernière activité, qui doit s’élargir à une clientèle de classe moyenne, emploie plus de 200 000 personnes.
Le Botswana frontalier de l’Afrique du Sud et du Zimbabwe, a perpétué dimanche 1er avril sa tradition de stabilité démocratique. Mokgweetsi Masisi, ancien vice-président a été investi à la tête du pays qu’il dirigera jusqu’aux élections générales de 2019. Il succède à Ian Khama, qui était au pouvoir depuis 2008 et a démissionné en début d'année, dix-huit mois avant la fin de son mandat, comme le dicte la Constitution qui limite la durée du pouvoir présidentiel à deux mandats de cinq ans.
Maoulida Mbaé
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